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01-25-2026, 09:21 PM
(Modification du message : 01-28-2026, 09:13 AM par Nicoben.)
La porte est ouverte (quand je suis là et que je ne bosse pas….).
Quelques éléments en vrac… mais j’attends d’avoir bien découvert et essayé ce bel ampli avec les Vivid et les leedh aussi avant de m’épancher avec conviction. Et j’aimerais bien le mettre par curiosité audiophile sur les Magico S3 de Thierry NK pour connaître ses limites face au couple Magico / Soulution qui est éprouvé.
La magie des Aelius, je ne la remets pas en cause, ils feront toujours de la musique comme tous les appareils qui en ont fait un jour. Ils ont un parti prix de conception, plus direct que bien des amplis à trois étages d’amplification complexes et dont on entend la complexité, mais ils peuvent être un peu trop posés et ronds parfois (selon mon niveau d’exigence, ils ont sorti bien des blocs de puissance avant d’être mon choix définitif).
Quand on a entendu le surplus de résolution et maîtrise possible avec des AHB2, Soulution 511, on se prend à en vouloir un peu plus parce que la source peut le faire de belle façon. A priori les Aelius ne sont pas sur la catapulte, je garde toujours cette faiblesse d’aimer passer aux tubes ou hybride de temps en temps, ils gardent une façon élégante de moduler la musique, donner de la profondeur, passer de l’émotion, provoquer du lâcher prise . Mais c’est aussi une heure de chauffe requise pour les apprécier, un bloc à tube est plus vite en conditions.
Pour les Andra 3, comme toutes les Egglestonworks on ne les prendra pas pour leur haute résolution mais pour leur souplesse de restitution. Bien menées elles ont l’ampleur, donnent l’ambiance sonore du lieu, un medium non filtré spontané, un coté live qui emporte dans la musique mais sans projeter. Moins de contraste dynamique que la Vivid, moins de résolution et variété qu’une Magico… mais un résultat cohérent, assez neutre et restant assez pardonnant avec les enregistrements en ayant ce petit coté américain non analytique. J’avais à un moment quelques doutes sur leur faculté à jouer fort avec l’aspect large bande non filtré du medium mais les Morel carbone double bobine sont des hp excellents plein de ressource.
Le MSB S202 semble leur redonner un petit coup de jeune, il est vif, rapide mais doux et sans projection, quelques qualités du tube sans tube, et avec 130db de rapport signal bruit… les ambiances sonores ressortent avec naturel, c’est plus direct que les Aelius, mieux maîtrisé, en restant doux et mélodieux, modulé. Moins de résolution que le Soulution 511, moins de nuance dans le grave mais une très bonne maitrise des 30 des Andra, c’est la philosophie de restitution qui diffère, le Soulution pousse maîtrise et résolution, variété par la délivrance d’une énergie instantanée parfaitement maîtrisée, ce qui sur des enceintes moins denses et riches que les Magico se traduit toujours par un rendu trop tendu, limitant le coté modulé de la musique au profit du coté parfaitement maîtrisé. Là on a une bonne vivacité et maîtrise mais avec un accent mis sur le développement du tout musical plutôt que la perfection de chaque impulsion, le respect temporel des harmoniques passe avant la résolution de chaque son, le résultat est un peu plus global donc, plus posé qu’un Soulution, plus précis qu’un Aelius, et fouillant très bien toute la continuité musicale des pistes, comme les réverbérations de voix dans l’air par exemple.
La conception repose sur deux gros aspects vu de ma fenêtre, la liaison dac / ampli à impédance équivalente, et la stabilité thermique de l’ampli associée à un transfo d’alim monumental avec aucune contre réaction ni globale ni locale sur les étages de l’ampli, avec un SNR digne du dac pour assurer la bonne maîtrise, vie et résolution sans nuire à cette continuité temporelle des harmoniques, aération non décorellée de la musique. Ce sont ces qualités que passe le dac MSB aussi.
Cela n’a pas conduit à faire un ampli polarisé en classe A mais à assurer la stabilité thermique et électrique de l’ensemble en permanence via un double châssis, dont l’externe fermé et usiné en ailettes sur 3 faces. Cela m’a surpris, l’ampli en veille était un peu plus chaud cet après midi qu’hier soir après deux heures d’écoute. Son mode veille le maintient à des conditions précises et ces conditions varient peu durant les écoutes (j’arrive quand même à le faire monter un peu en température). Il chauffe peu, mais reste conditionné, avec cet avantage d’être assez bon dès sa sortie de veille.
Il a un peu moins de gain que Aelius et Soulution également, ce qui place le contrôle de volume du dac MSB un cran plus haut, ce qui est toujours bénéfique dès lors que l’ampli reste vivant. Je m’attendais à un ampli un peu moins dans la maîtrise de par sa conception mais non il semble bien conjuguer modulation et percussion, non sans me rappeler des qualités du Enleum pour le coup (ils partagent une partie étage d’amplification final exclusivement en courant), mais avec une puissance sans limite notable dans ma configuration, et la liaison symétrique en modulation. Et on peut pousser avec les Andra le volume sans fatigue jusqu’aux limites de la pièce ou de l’auditeur, pas de frustration constatée sur de l’électro de qualité, c’est liquide, paisible tout en restant assez percutant et raffiné. Probablement ma plus intéressante mise en œuvre des Andra depuis une petite quinzaine d’années qu’elles sont ici.
Disposant du digital Director j’utilise le filtrage numérique le plus pointu de MSB, qui apporte un surcroît de naturel notable en terme de micro dynamique, variété tonale, intonations. Sur le Soulution 511 on pouvait avoir l’impression que ça en faisait trop, là sur le 202 la question ne se pose pas, le surplus de résolution à la source est mené aux enceintes sans sensation de surdefinition ou surtension.
Pour ZeDuK:
- dac /streamer/contrôle de volume MSB Référence avec Digital Director (liaison fibre optique propriétaire depuis une autre pièce et un adaptateur usb / optique de la marque. Source simple, Mac mini vers réseau / Ustars C19 sortant en usb sur le module MSB.
- amplis de puissance MSB ou Ypsilon Aelius
- Egglestonworks Andra 3 / Vivid G1, Leedh e2 Glass selon l’humeur en attendant vente éventuelle des Andra ou Leedh, la polygamie est légale pour les enceintes…
- meuble maison hetre / briques de chanvre ( je ne comprend pas bien les meubles dont les liaisons entre tablettes sont non absorbants comme les tubes en métal, c’est peu cohérent à priori de transmettre l’énergie entre les tablettes par couplage).
- 4 lignes dédiées dont une sur transfo symétriseur. Cablage quasi tout Ypsilon, secteur, hp et modulation.
- deux sub clos équipés de 46cm eighteen sound, avec ampli /dsp externe pour compléter les enceintes et casser les derniers modes dans le grave, sans rupture temporelle avec les enceintes, et sans toucher au signal de la source aux enceintes (sortie sub xlr dédiée et isolée sur le dac MSB). Réalisé par Julien / Aykoz Audio comme la conception du traitement de la pièce.
La hifi est femme. Imparfaite par nature, on la choisit pour ce qu'elle a, pas pour ce qu'elle dit avoir. Mais si on voit ses défauts avant ses qualités, on est pas fait pour en avoir une, mieux vaut se soulager sous la douche, en écoutant la radio.
Ventes en cours ou à venir (MP si intéressé pour en discuter): Leedh E2 Glass + caisson 20.1 ; Egglestonworks Andra 3 ; JBL