Bonjour à tous,
En survolant ce fil sur les switchs audiophiles, les ponts optiques et Diretta, je me dis qu’on a en fait tous dit des choses justes, mais sur des plans différents. Et c’est ce décalage qui donne l’impression de contradictions, alors qu’en réalité, on est plutôt sur le même terrain, juste avec des lunettes différentes.
Je propose de clarifier un peu les choses, pour qu’on puisse tous continuer à discuter sans se prendre la tête, ni se rabâcher des notions qu’on a déjà toutes expliquées (chacun sait que ça finit toujours par faire « pffff… »).
Côté informaticien, réseau, et même audiophile qui a déjà lu un peu de doc technique :
· Le streaming musical (Qobuz, Tidal, Roon, etc.) utilise TCP ou des mécanismes équivalents qui garantissent l’intégrité des paquets.
· Le réseau Ethernet est fiable bit pour bit. Si un bit est corrompu, c’est corrigé ou retransmis.
· La gigue réseau (en ms) est absorbée par les buffers et n’a pas d’impact direct sur l’horloge du DAC.
· Une perte de bit se traduit par un artefact brutal (ploc, grésillement), pas par une dégradation subtile de la qualité sonore.
Sur ce point, l’affirmation « ce ne sont pas que des 0 et des 1 » ne peut pas être comprise comme « les bits changent selon le câble ». C’est faux sur le plan informatique.
C’est là que les électroniciens et les audiophiles techniques ont raison, et que les informaticiens ne disent rien de contraire :
· Un câble Ethernet, un switch, un routeur, ce sont des conducteurs électriques. Ils transportent des signaux, mais aussi des courants parasites, du bruit de masse, des interférences.
· Ce bruit peut se propager, de proche en proche, jusqu’aux sections analogiques ou aux horloges du DAC, sans jamais toucher aux bits.
· Un pont optique coupe la liaison électrique entre deux segments : il peut réduire la propagation de ce bruit, même si les bits restent identiques.
· Un switch audiophile bien conçu, avec une alimentation propre et une isolation soignée, peut aussi réduire le bruit électrique injecté dans le streamer.
Les switchs, les ponts optiques et Diretta n’agissent pas sur l’intégrité des données, mais sur l’environnement électrique du streamer et du DAC.
Tous les intervenants sérieux (Lapinou, Portex, r11bordo, Nard, Olivier) se rejoignent sur le fonctionnement réel de Diretta :
· Diretta ne contrôle pas le jitter réseau au sens TCP/IP.
· Diretta lisse l’activité réseau pour que le flux de données arrive de manière régulière et prévisible.
· Cela réduit les variations rapides de courant dans le processeur, donc diminue le bruit électrique qui peut se coupler vers l’horloge du DAC.
· C’est un effet électronique, pas une amélioration du transport des bits.
Si certains entendent une différence, c’est très probablement parce que l’environnement électrique est plus calme, et que l’horloge du DAC travaille dans un contexte moins pollué.
C’est le point que Nard et Olivier ont souligné, et Lapinou a déjà confirmé :
· La gigue qui peut affecter la qualité sonore est celle juste avant la conversion, entre l’interface (USB, S/PDIF, I²S) et la puce DAC.
· Le réseau, le switch, le câble, le pont optique, Diretta agissent en amont, en préservant l’environnement électrique du streamer et du DAC.
· Ils ne changent pas les bits, mais ils peuvent changer le bruit électrique autour de ces bits.
En résumé :
les bits sont corrects, l’ambiance électrique autour du DAC ne l’est pas toujours de la même façon.
Pour apaiser le fil et éviter les contradictions stériles, on peut retenir :
1. Sur le plan informatique : les réseaux sont fiables, les paquets arrivent corrects, il n’y a pas de « jitter de données » qui altère le son.
2. Sur le plan électronique : les câbles, switchs et ponts optiques peuvent modifier le bruit électrique autour du streamer et du DAC, et cela peut être audible.
3. Sur Diretta : son effet n’est pas un contrôle du jitter réseau, mais un lissage de l’activité CPU qui réduit le bruit électronique.
4. Sur le vrai point critique : la gigue qui compte est celle à l’entrée de la conversion, dans le DAC, pas sur le réseau.
Chacun peut donc :
· Rester sceptique vis‑à‑vis de certains arguments marketing trop mystiques.
· Accepter que des équipements « audiophiles » puissent avoir un effet réel, mais sur le plan électrique, pas sur leplan de l’intégrité des bits.
Si on accepte ce cadre, on peut continuer à discuter des switchs, ponts optiques et Diretta sans se contredire, sans se méprendre, et sans se prendre la tête.
Je propose qu’on arrête les « tu rabâches », « tu ne comprends pas », « c’est du piégeage », etc., et qu’on repart sur :
· des faits techniques clairs,
· des écoutes comparées,
· et une considération mutuelle entre informaticiens, électroniciens et audiophiles.
Ce fil est intéressant, et il mérite qu’on le termine sur du constructif.
Et si on veut vraiment s’entendre, on peut toujours dire :
« Les bits, c’est du 0 et du 1.
Mais le courant autour, c’est du music. »
Enjoy
En survolant ce fil sur les switchs audiophiles, les ponts optiques et Diretta, je me dis qu’on a en fait tous dit des choses justes, mais sur des plans différents. Et c’est ce décalage qui donne l’impression de contradictions, alors qu’en réalité, on est plutôt sur le même terrain, juste avec des lunettes différentes.
Je propose de clarifier un peu les choses, pour qu’on puisse tous continuer à discuter sans se prendre la tête, ni se rabâcher des notions qu’on a déjà toutes expliquées (chacun sait que ça finit toujours par faire « pffff… »).
Côté informaticien, réseau, et même audiophile qui a déjà lu un peu de doc technique :
· Le streaming musical (Qobuz, Tidal, Roon, etc.) utilise TCP ou des mécanismes équivalents qui garantissent l’intégrité des paquets.
· Le réseau Ethernet est fiable bit pour bit. Si un bit est corrompu, c’est corrigé ou retransmis.
· La gigue réseau (en ms) est absorbée par les buffers et n’a pas d’impact direct sur l’horloge du DAC.
· Une perte de bit se traduit par un artefact brutal (ploc, grésillement), pas par une dégradation subtile de la qualité sonore.
Sur ce point, l’affirmation « ce ne sont pas que des 0 et des 1 » ne peut pas être comprise comme « les bits changent selon le câble ». C’est faux sur le plan informatique.
C’est là que les électroniciens et les audiophiles techniques ont raison, et que les informaticiens ne disent rien de contraire :
· Un câble Ethernet, un switch, un routeur, ce sont des conducteurs électriques. Ils transportent des signaux, mais aussi des courants parasites, du bruit de masse, des interférences.
· Ce bruit peut se propager, de proche en proche, jusqu’aux sections analogiques ou aux horloges du DAC, sans jamais toucher aux bits.
· Un pont optique coupe la liaison électrique entre deux segments : il peut réduire la propagation de ce bruit, même si les bits restent identiques.
· Un switch audiophile bien conçu, avec une alimentation propre et une isolation soignée, peut aussi réduire le bruit électrique injecté dans le streamer.
Les switchs, les ponts optiques et Diretta n’agissent pas sur l’intégrité des données, mais sur l’environnement électrique du streamer et du DAC.
Tous les intervenants sérieux (Lapinou, Portex, r11bordo, Nard, Olivier) se rejoignent sur le fonctionnement réel de Diretta :
· Diretta ne contrôle pas le jitter réseau au sens TCP/IP.
· Diretta lisse l’activité réseau pour que le flux de données arrive de manière régulière et prévisible.
· Cela réduit les variations rapides de courant dans le processeur, donc diminue le bruit électrique qui peut se coupler vers l’horloge du DAC.
· C’est un effet électronique, pas une amélioration du transport des bits.
Si certains entendent une différence, c’est très probablement parce que l’environnement électrique est plus calme, et que l’horloge du DAC travaille dans un contexte moins pollué.
C’est le point que Nard et Olivier ont souligné, et Lapinou a déjà confirmé :
· La gigue qui peut affecter la qualité sonore est celle juste avant la conversion, entre l’interface (USB, S/PDIF, I²S) et la puce DAC.
· Le réseau, le switch, le câble, le pont optique, Diretta agissent en amont, en préservant l’environnement électrique du streamer et du DAC.
· Ils ne changent pas les bits, mais ils peuvent changer le bruit électrique autour de ces bits.
En résumé :
les bits sont corrects, l’ambiance électrique autour du DAC ne l’est pas toujours de la même façon.
Pour apaiser le fil et éviter les contradictions stériles, on peut retenir :
1. Sur le plan informatique : les réseaux sont fiables, les paquets arrivent corrects, il n’y a pas de « jitter de données » qui altère le son.
2. Sur le plan électronique : les câbles, switchs et ponts optiques peuvent modifier le bruit électrique autour du streamer et du DAC, et cela peut être audible.
3. Sur Diretta : son effet n’est pas un contrôle du jitter réseau, mais un lissage de l’activité CPU qui réduit le bruit électronique.
4. Sur le vrai point critique : la gigue qui compte est celle à l’entrée de la conversion, dans le DAC, pas sur le réseau.
Chacun peut donc :
· Rester sceptique vis‑à‑vis de certains arguments marketing trop mystiques.
· Accepter que des équipements « audiophiles » puissent avoir un effet réel, mais sur le plan électrique, pas sur leplan de l’intégrité des bits.
Si on accepte ce cadre, on peut continuer à discuter des switchs, ponts optiques et Diretta sans se contredire, sans se méprendre, et sans se prendre la tête.
Je propose qu’on arrête les « tu rabâches », « tu ne comprends pas », « c’est du piégeage », etc., et qu’on repart sur :
· des faits techniques clairs,
· des écoutes comparées,
· et une considération mutuelle entre informaticiens, électroniciens et audiophiles.
Ce fil est intéressant, et il mérite qu’on le termine sur du constructif.
Et si on veut vraiment s’entendre, on peut toujours dire :
« Les bits, c’est du 0 et du 1.
Mais le courant autour, c’est du music. »
Enjoy
