Salut Lapinou,
Crois-moi, je suis bien placé pour dire que les connaissances informatiques sont un handicap dans ce domaine, ayant fait ma carrière dans l'assistance à la maîtrise d'ouvrage. J'ai dû parcourir un long cheminement pour comprendre.
La résilience des signaux, c'est à dire la capacité du réseau à transmettre les datas est acquise, l'information est transmise sans aucune perte, il n'y a aucun problème si ce n'est que ce n'est pas le propos.
Il ne suffit pas que l'information soit intègre au niveau des datas pour qu'elle soit parfaitement convertie en signal analogique. J'ai tenté d'expliquer que pour la partie numérique et jusqu'au convertisseur dac, il était essentiel que les signaux soient d'une parfaite précision temporelle et d'expliquer aussi quels étaient les mécanismes qui causaient les perturbations et aussi tenté de faire toucher du doigt la parfaite continuité entre EMI et jitter qui ne sont que les deux faces d'une même médaille.
Si tu regardes avec un oscilloscope le même flux ethernet transmis avec un cat 6 ou un cat 8, les signaux du cat 8 auront un front plus raide et un diagramme de l'oeil plus net (simple question de bande passante). Cela veut dire qu'ils auront une meilleure synchronisation car, leur front étant plus raide, il y a moins d'incertitude temporelle liée à la lecture de ce flux, et donc finalement, moins de jitter transmis au dac.
L'équivalent fréquentiel du jitter est le bruit de phase (on passe de l'un à l'autre par les transformations de Fourier mais c'est le même phénomène) qui module le plan de masse des électroniques et passe d'un dispositif à l'autre. Ce bruit de phase est une sorte de bruit rose de type 1/f dont les effets peuvent être vus comme ceux d'une modulation des fréquences analogiques générées dans le dac au moment de la conversion.
Le fait qu'il soit de type 1/f signifie que son intensité va croissant au fur et à mesure que l'on descend vers les basses fréquences, et donc vers les fréquences audio, alors même que l'on traite des flux à plusieurs centaines de MHz sur la partie réseau et à plusieurs dizaines de kHz à l'entrée du dac. Il est facile de comprendre que les incertitudes temporelles seront plus fréquentes autour d'une fréquence de référence plutôt qu'à distance. Ainsi, l'erreur de phase d'une horloge à 10 MHz sera plus fréquente à proximité de cette fréquence. On obtiendra donc un bruit de phase plus intense à 1 Hz qu'à 1 kHz qu'à 1 MHz, donc plus intense pour les fréquences audio.
Raison pour laquelle cette modulation de fréquence par le bruit de phase va altérer la restitution du flux audio, avec un effet marqué aux deux extrémités de son spectre et un masquage des transitoires
Crois-moi, je suis bien placé pour dire que les connaissances informatiques sont un handicap dans ce domaine, ayant fait ma carrière dans l'assistance à la maîtrise d'ouvrage. J'ai dû parcourir un long cheminement pour comprendre.
La résilience des signaux, c'est à dire la capacité du réseau à transmettre les datas est acquise, l'information est transmise sans aucune perte, il n'y a aucun problème si ce n'est que ce n'est pas le propos.
Il ne suffit pas que l'information soit intègre au niveau des datas pour qu'elle soit parfaitement convertie en signal analogique. J'ai tenté d'expliquer que pour la partie numérique et jusqu'au convertisseur dac, il était essentiel que les signaux soient d'une parfaite précision temporelle et d'expliquer aussi quels étaient les mécanismes qui causaient les perturbations et aussi tenté de faire toucher du doigt la parfaite continuité entre EMI et jitter qui ne sont que les deux faces d'une même médaille.
Si tu regardes avec un oscilloscope le même flux ethernet transmis avec un cat 6 ou un cat 8, les signaux du cat 8 auront un front plus raide et un diagramme de l'oeil plus net (simple question de bande passante). Cela veut dire qu'ils auront une meilleure synchronisation car, leur front étant plus raide, il y a moins d'incertitude temporelle liée à la lecture de ce flux, et donc finalement, moins de jitter transmis au dac.
L'équivalent fréquentiel du jitter est le bruit de phase (on passe de l'un à l'autre par les transformations de Fourier mais c'est le même phénomène) qui module le plan de masse des électroniques et passe d'un dispositif à l'autre. Ce bruit de phase est une sorte de bruit rose de type 1/f dont les effets peuvent être vus comme ceux d'une modulation des fréquences analogiques générées dans le dac au moment de la conversion.
Le fait qu'il soit de type 1/f signifie que son intensité va croissant au fur et à mesure que l'on descend vers les basses fréquences, et donc vers les fréquences audio, alors même que l'on traite des flux à plusieurs centaines de MHz sur la partie réseau et à plusieurs dizaines de kHz à l'entrée du dac. Il est facile de comprendre que les incertitudes temporelles seront plus fréquentes autour d'une fréquence de référence plutôt qu'à distance. Ainsi, l'erreur de phase d'une horloge à 10 MHz sera plus fréquente à proximité de cette fréquence. On obtiendra donc un bruit de phase plus intense à 1 Hz qu'à 1 kHz qu'à 1 MHz, donc plus intense pour les fréquences audio.
Raison pour laquelle cette modulation de fréquence par le bruit de phase va altérer la restitution du flux audio, avec un effet marqué aux deux extrémités de son spectre et un masquage des transitoires
Pluie du matin n'arrête pas le sous-marin
