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Les mesures, à quoi ça sert, quoi mesurer et quoi en faire ?
#1
Thumbs Up 
Bonjour à tous,

L’installation de mon système dans la pièce, de dimensions relativement modestes (19,5m2/46m3), que j’avais décidé de lui dédier ne s’est pas passée aussi simplement que ce que je l’avais imaginé. Après avoir essayé la plupart des méthodes recommandées par divers spécialistes du placement d’enceintes que l’on trouve sur le net, le système ne marchait toujours pas très bien.
Je suis donc arrivé à la conclusion qu’il me fallait mesurer la réponse du système, si je voulais comprendre les phénomènes en jeu, et réfléchir aux stratégies permettant d’améliorer, à défaut de résoudre, les problèmes qui apparaissaient. Ceux qui ont suivi le fil consacré à mon installation et les épisodes/tests successifs, n’apprendront pas grand chose ici, mais les autres y trouveront, peut-être, quelques sujets de réflexion pour l’amélioration de leur propre système.

N’y connaissant pas grand chose au départ, j’ai beaucoup tâtonné et passé pas mal de temps à essayer de comprendre ce que je mesurais et à quoi ça pouvait bien servir. Au final, j’en ai retiré quelques principes qui me paraissent intéressants et que je me propose de détailler ici en espérant que cela permettra à ceux qui auront le courage de me lire de progresser plus vite que je ne l’ai fait avec mon système.

L’objet de ce post n’est pas d’expliquer comment mesurer, mais plutôt d’expliquer pourquoi mesurer, quoi mesurer, comment interpréter/analyser les mesures réalisées et que faire concrètement avec les conclusions des analyses.

Pourquoi mesurer ?
Tout d’abord, si le système donne pleine satisfaction et qu’aucune évolution pour l’améliorer n’est au programme, il me semble bien plus intéressant de consacrer son temps à écouter de la musique et profiter du système, plutôt que de se lancer dans des mesures et leur interprétation.

Mais si vous êtes entrain de lire ceci sur un forum audiophile, c’est peut-être parce que vous recherchez la petite amélioration, le tweak qui va faire la différence et apporter le petit plus de musicalité qui manque encore à votre système. Faut-il un nouveau câble secteur, un câble HP, un nouveau lecteur réseau ou encore de nouvelles enceintes ou bien un traitement passif dans votre pièce d’écoute ? Bref, les questions habituelles des écumeurs de forum audiophiles en quête de beau son et de belle musique à la maison !

Dans ce cas, je ne saurais trop vous conseiller, avant d’investir dans quoi que ce soit de nouveau, de faire un petit bilan technico-acoustique de votre système. Ce bilan, réalisable soi-même, rapidement et à peu de frais (moins de 100€, soit le prix d’un petit câble, même pas moyenne gamme) permet, à mon avis, d’orienter les évolutions possibles de son système de façon plus « objective » et efficace, que de succomber à l’ « audiophilia changitis », maladie sévère, et souvent contagieuse, qui finit, hélas, par nous toucher tous un jour ou l’autre Wink
Mesurer son système n’est, bien sûr, pas un remède 100% efficace contre l’audiophilia changitis, mais cela peut en limiter considérablement les effets secondaires, ne serait-ce qu’en augmentant la probabilité d’efficacité du changement considéré.

Enfin, il convient de préciser, même si c’est assez évident, que, d’une part, on ne peut pas tout mesurer, et d’autre part, que des mesures « parfaites » ne garantissent pas un résultat excellent à l’écoute.
Mais à l’inverse, de « mauvaises » mesures indiquent souvent l’existence d’un problème, qui, s’il est fréquemment perceptible à l’écoute, n’est pas toujours facile à caractériser et/ou identifier. 
C’est précisément dans ces cas là que la mesure et son analyse apporte une aide précieuse, fait gagner du temps et peut éviter des achats inadéquats et, au contraire, peut orienter vers des solutions plus efficaces.

On peut quand même se demander pourquoi aurait-on besoin de mesurer alors qu’on ne l’a jamais fait dans le passé et qu’on n’a pas attendu les mesures pour avoir de la bonne musique chez soi ? 
A vrai dire, je crois que la réponse simple à cette question, somme toute, assez pertinente est qu’aujourd’hui c’est possible à réaliser facilement, chez soi, à très peu de frais et sans l’aide de quiconque. 
Il n’y a même pas besoin d’être un geek ou d’avoir de compétence technique quelconque. Je pense que tous ceux qui sont capables de se servir d’un PC ou d’un Mac pour lire ce post, sont capables de réaliser ces mesures et de les interpréter pour améliorer leur système.
Ces possibilités nouvelles qu’offrent l’informatique et le numérique, comme les logiciels de correction numérique, et même les amplis numériques (FDA), sont, à mon avis, une petite révolution à même de changer notre regard sur les produits disponibles sur le marché, et notre façon de consommer ces mêmes produits.

En tous cas, il est aujourd’hui possible pour tout un chacun de caractériser soi-même son propre système dans son environnement, et je crois qu’on peut en tirer pas mal d’enseignements intéressants.


Quoi mesurer ?
Peut-être est-il bon de commencer par dire ce qu’on ne pourra pas mesurer et qui, pourtant, a de l’importance pour la performance d’un système musical.
Dans l’immensité de ce qui n’est pas mesurable/quantifiable facilement, on trouve notamment
  • La dynamique
  • La qualité des timbres
  • La définition
  • La transparence
Et on peut ajouter à cette liste l’image, car si l’image dépend du respect de la phase (qui, elle, se mesure), il y a d’autres facteurs qui peuvent conduire à une mauvaise image même avec une bonne phase.
Ça fait déjà beaucoup de paramètres clés qu’il faudra évaluer autrement ! L’utilisation de quelques plages de référence (type celles proposées par jalucine, complétées par celles proposées par de nombreux contributeurs sur le forum et/ou celles qu’on a soi-même trouvées) prend alors tout son sens, car cela permet justement d’évaluer subjectivement ces paramètres non mesurables, mais, à mon avis, les deux approches me semblent plus complémentaires que contradictoires.

On ne pourra pas rendre son système excellent juste en s’assurant que les mesures sont bonnes, mais on va pouvoir s’assurer que les conditions de base sont remplies pour que ces autres paramètres, essentiels mais non mesurables, puissent s’exprimer totalement. Autrement dit, les paramètres qu’on va pouvoir mesurer (et, si possible, ajuster/corriger) sont, d’une certaine façon, des conditions nécessaires à remplir pour qu’un système puisse commencer à bien marcher, mais ce ne sera bien entendu pas suffisant pour garantir qu’on en obtient le meilleur.

Sur la base de mon expérience d’autodidacte, et somme toute assez limitée, je pense qu’on peut séparer les mesures en 3 catégories distinctes, même si elles sont réalisées simultanément.
On distinguera donc :
  1. Les mesures intrinsèques aux enceintes (c’est à dire, qui ne dépendent que des caractéristiques de l’enceinte (géométrie, filtre, HPs, etc…)).
  2. Les mesures qui ne dépendent que du local où le système est installé (dimensions, matériaux, ameublement, traitement acoustique, etc…).
  3. Les mesures qui représentent l’interaction entre le système et le local où il est installé.
Il me parait important de bien comprendre chacune de ces mesures car les actions que l’on pourra mener pour améliorer le système seront de nature très différentes selon que la cause du « problème » vient des enceintes, du local ou de l’interaction entre les deux.

On remarquera que je ne parle que des enceintes et pas de l’électronique en amont. La raison en est assez simple, et même si cela peut être sujet à polémique, il me semble que les électroniques en amont des enceintes, quelles qu’elles soient (bien entendu dans un cadre hifi) sont suffisamment performantes pour ne pas être un facteur ayant une influence sur les mesures acoustiques dont il est ici question.
Ceci présente l’avantage qu’on n’a pas besoin de trop se compliquer la vie pour mesurer le système et qu’un simple câblage de base (USB ou optique en sortie du PC ou Mac qui sert à la mesure) permettra de réaliser des mesures représentatives de l’ « acoustique » de son propre système dans son local.
Attention cependant, je ne dis pas que l’électronique, et le câblage, n’a pas son importance (l’électronique (source, ampli, etc..) est même un des éléments essentiels pour la qualité d’un système), je dis seulement que ça n’a pas d’importance majeure pour les mesures qui nous occupent ici.

A) Mesures intrinsèques aux enceintes:

La plus connue est certainement la réponse amplitude/fréquence car c’est celle que publient fréquemment les journaux et autres documentations techniques. Mais comme elle est souvent mesurée en chambre anéchoïque, elle n’a que peu d’utilité pour nous, puisque nos locaux, même lorsqu’ils sont dédiés, ne sont pas comparables à ce type d’environnement.
On ne pourra donc mesurer que la réponse amplitude/fréquence dans le local considéré, et donc j’y reviendrai dans la partie C ci-dessous.

La mesure qui me parait être la plus importante (au delà des caractéristiques comme impédance, rendement, etc… qu’on ne mesurera pas ici) est la Phase. Maxitonus nous en parle régulièrement, et sans sa ténacité sur ce forum Smile, je crois que j’aurai abandonné la mesure de la phase car, d’une part, c’est assez difficile à mesurer, et d’autre part, c’est le paramètre sur lequel on ne peut pas faire grand chose à part changer d’enceintes ou, à défaut, mettre en oeuvre un logiciel de correction de phase qui, lui aussi, n’est pas forcément évident à utiliser.
Néanmoins, c’est une information intéressante et dont la correction récompense, souvent très largement, la peine qu’on se donne pour la mettre en oeuvre.

La dernière mesure est la Réponse Impulsionnelle qui indique le comportement des différents HP qui composent l’enceinte. Cette mesure est aussi, d’une certaine façon, une autre représentation de la phase. Et tout comme la phase, on n’y pourra pas grand chose, mais son analyse sera intéressante, tout comme celle de l’amplitude/fréquence, dans son interaction avec le local.

Le logiciel de mesure REW donne accès également d’autres paramètres comme la Distorsion Harmonique, la réponse à un échelon (Step) ou encore le délai de groupe (Group Delay) qui sont aussi des caractéristiques intrinsèques de l’enceinte, mais ils seront surtout utiles pour ceux qui construisent leurs propres enceintes, et n’ont qu’un intérêt secondaire pour l’objet qui nous occupe ici.

Je reviendrai sur comment mesurer la phase (sans doute lorsque je mettrai à jour le tutoriel REW), car cela mérite un chapitre entier, et ce sera probablement sujet à débat Wink


B) Mesures qui dépendent du local:

A vrai dire, la seule chose qu’on puisse mesurer simplement est le temps de réverbération (TR ou RT en anglais). En pratique c’est le temps que met un son pour s’atténuer après son émission. On le mesure en secondes pour une atténuation donnée. Exemple: le fameux RT60 qui est le temps que met un son pour baisser de 60dB d’intensité. En réalité, il est techniquement impossible de mesurer le RT60 dans une pièce d’habitation pour au moins 2 raisons.
La première c’est que le niveau de bruit ambiant, même dans une pièce silencieuse est aux environs de 30 à 40dB, et donc pour qu’un son s’atténue de 60dB, il faudrait déjà qu’il parte de plus de 100dB ce qui n’est pas recommandable, donc on n’aura au mieux qu’une estimation du RT60 en extrapolant une pente de décroissance. La deuxième c’est une question de définition même du RT qui assume un champ sonore diffus homogène, alors que dans une pièce d’habitation de dimensions normales, dans la partie grave notamment (sous 200Hz) on a surtout des modes liés aux ondes stationnaires qui se développent et qui rendent indéfini la notion de RT.
Mais la bonne nouvelle c’est que REW donne un équivalent RT60 (dénommé Topt) qui représente plutôt bien la performance du local en termes de temps de réverbération, et il y a quelques autres mesures bien plus intéressantes dans l’interaction système/salle.

Les modes liés aux ondes stationnaires sont le deuxième paramètre important des caractéristiques du local. On va pouvoir les observer à la mesure, mais on peut aussi les calculer à l’avance facilement avec le logiciel REW, si la pièce considérée est de dimensions classiques (c’est à dire, parallélépipèdique).

Disons-le d’emblée, autant il est possible d’agir efficacement pour améliorer le RT, autant les modes sont une vraie plaie qu’on ne peut pas vraiment corriger et avec lesquels il va falloir composer en plaçant ses enceintes au mieux, et lorsque le problème est vraiment gênant en utilisant une correction numérique.


C) Mesures qui représentent l’interaction entre le système et le local:
Finalement ce sont celles là qu’on va mesurer le plus facilement et qui sont représentatives de ce qu’on entend car elles représentent la somme de tout ce qui nous arrive aux oreilles.

On va trouver ici:
La courbe de Réponse Amplitude/Fréquence qui est la plus facile à comprendre et surement la plus utile au début de la mise au point du système.
La Réponse Impulsionnelle et l’ETC (Energy Time Curve) qui vont permettre de voir l’influence des réflexions sonores dues au local.
Le Waterfall, le Decay et le Spectrogramme qui sont trois représentations graphiques de l’influence du local sur la courbe amplitude/fréquence dans le temps. Il y en a 3 pour un même phénomène car aucune n’étant pleinement satisfaisante pour le représenter complètement, il est pratique de le regarder sous 3 angles différents, chacun rendant plus lisible un paramètre particulier.

Le Waterfall est une représentation graphique en 3D de l’évolution de la courbe amplitude/fréquence qui est « visuellement parlante », mais peu pratique si l’on veut se fixer des objectifs/limites à viser.
Techniquement, on peut considérer que le Spectrogramme est la vision du Waterfall vu de dessus, alors que le Decay est la vision du Waterfall vu de face.
Personnellement, je trouve que le Decay est plus parlant pour la bande 300Hz-20000Hz, et le Spectrogramme pour la bande 20Hz-300Hz, mais les deux donnent la même information, seule la représentation est différente.


Comment interpréter/analyser les mesures réalisées et que faire concrètement avec les conclusions des analyses ?

Si on liste les problèmes que révèlent les mesures, on trouve généralement les 3 choses suivantes (il y a bien sûr plus de problèmes que ces 3 sujets, mais comme ils sont tous plus ou moins liés entre-eux, on va voir qu’on peut, en première approximation, considérer qu’on n’a que ces 3 problèmes à traiter) :

1- La réponse en amplitude qui présente des pics et creux (qu’on appelle aussi ventres (pics) et noeuds (creux)), surtout dans le grave. C’est le plus souvent dû au phénomène des ondes stationnaires liées aux dimensions du local. Les fréquences qui sont concernées par ces ondes stationnaires sont appelées « modes ».
D’ailleurs, dans les pièces normales aux dimensions modestes, il est pratique de séparer l’analyse de la réponse amplitude/fréquence en 2 parties. Celle qui va de 20Hz à 300Hz où dominent les modes, et celle qui va de 300Hz à 20000Hz où on sera plutôt concerné par les réflexions liées sur les parois du local.

La mesure amplitude/fréquence peut être représentée brute (sans lissage) ou avec un lissage allant de 1 octave à 1/48 d’octave, mais la lecture est quand même plus facile avec 2 lissages: celui à 1/3 d’octave qui représente, selon la plupart des avis, la façon dont l’oreille entend, et celui au 1/24 d’octave qui permet d’identifier la position exacte des problèmes de creux et bosses qu’on va essayer de traiter.

En pratique, on fera 3 mesures: la première avec les 2 enceintes en fonction, puis la gauche et la droite séparément. Pour la zone 20Hz-300Hz c’est la réponse avec les 2 enceintes en fonction qui est importante car elle crée des couplages entre elles et la pièce qui ne sont pas visibles chaque enceinte prise séparément. Au delà de 300Hz, ça permettra de vérifier que l’écart entre l’enceinte droite et gauche n’est jamais supérieur à 3dB (en lissage 1/3).

Dans tous les cas, la première action à mener consistera à chercher le positionnement des enceintes de façon à réduire ces creux et bosses au maximum. On peut partir des recommandations du constructeur des enceintes ou bien utiliser les méthodes que l’on trouve sur internet (Cardas et autres), puis tâtonner jusqu’à ce qu’on ait une mesure satisfaisante.
Dans les cas désespérés comme dans mon sous-sol, il est difficile d’échapper à la mise en place d’une correction numérique car le pic du mode à 37Hz est insensible à la position des enceintes dans cette pièce.

2- La décroissance de l’amplitude/fréquence est irrégulière et/ou insuffisante. Là aussi, il faut distinguer la zone 20-300Hz où ce sont les modes de la pièce qui dominent et donc les actions à mener pour permettre une décroissance de l’amplitude sur les fréquences modales peuvent être difficiles à trouver. Et la zone 300Hz-20000Hz où les réflexions dues au local déterminent la décroissance de l’amplitude. C’est généralement dans cette zone que le traitement passif est le plus efficace.
Les graphes que l’on utilisera pour caractériser ces paramètres sont le Decay, le Spectrogramme et le Waterfall. 

On pourra aussi utiliser l’ETC (Energy Time Curve) qui, s’il est plus complexe à appréhender, peut donner des indications intéressantes sur la nature des fréquences qui composent l’amplitude décroissant au fil du temps, et indiquer une absorption ou une mise en avant trop importante de certaines fréquences. Je vais faire l’impasse sur l’ETC pour ce premier post qui est déjà assez complexe comme ça, mais j’y reviendrai surement quand j’aurai un peu de temps.

3- La réponse impulsionnelle fait apparaitre des oscillations parasites. Il y a en fait 2 problèmes distincts ici. 
  • L’allure de l’impulsion sur la première milliseconde dépend de la conception de l’enceinte et on n’y peut pas grand chose à moins de mettre en oeuvre une correction numérique. 
  • Les oscillations qui suivent sont dues essentiellement aux réflexions sur les murs, sol et plafond du son émis par les enceintes. On peut s’en convaincre en regardant la réponse impulsionnelle telle que mesurée en mettant le micro à 1,50m dans l’axe de l’enceinte au niveau du tweeter, et en la comparant à celle obtenue avec le micro au sweet spot. On y voit clairement que celle mesurée face à l’enceinte est beaucoup moins polluée car les réflexions arrivent plus difficilement au micro quand celui-ci est près de l’enceinte que lorsqu’il est éloigné (le ratio son direct/son réfléchi est bien plus élevé lorsqu’on est proche des enceintes).
Sans entrer dans le débat sur l’importance des réflexions précoces et tardives, et la position idéale d’écoute vis à vis des ces réflexions. Il me semble qu’il est bénéfique de diminuer ces réflexions autant que possible. Cependant, les réflexions contribuent aussi à l’impression d’espace, il ne faut donc pas les éliminer sous peine d’un son « éteint », mais elles polluent aussi la construction de l’image si elles sont présentes au « mauvais » instant avec une amplitude trop élevée vs le son direct émis par les enceintes. On aura donc un compromis à trouver.

On peut agir sur les réflexions en installant des absorbeurs et diffuseurs de différents types à différents endroits, et on peut aussi, comme le recommande Maxitonus par exemple, positionner les enceintes le plus loin possible des murs, les rapprocher à moins de 2m entre elles, et écouter en « nearfield » (c’est à dire à moins de 2m des enceintes).
En essayant les différentes options, je me suis vite rendu compte qu’il était quand même difficile de se faire une opinion tranchée sur le sujet. Le nombre de variables est considérable et la mémoire auditive étant ce qu’elle est (je parle de la mienne), savoir si on progresse ou si on régresse ne saute pas toujours aux yeux (oreilles en l’occurence).

Mais là aussi, on peut mesurer ce qu’on fait, et si ça ne résout pas tout, ça permet de savoir si on progresse ou si on régresse, puis de prendre le temps de valider par des écoutes construites sur un référentiel qu’on peut répéter sinon scientifiquement, en tous cas méthodiquement.


Finalement, je me suis rendu compte que le plus difficile ce n’est pas tant la mesure à réaliser (car ça c’est facile, avec REW par exemple) que de savoir quel résultat il faut chercher à obtenir ! Et plus important, peut-être, qu’est-ce qu’il est réaliste de pouvoir obtenir chez soi ! En d’autres termes, quand peut-on considérer qu’on a atteint le maximum possible dans sa pièce avec son système ? 
Et question subsidiaire, est-il vraiment nécessaire, ou utile, d’atteindre ce maximum pour tirer le meilleur de son système ?

J’ai donc commencé par essayer de me représenter ce que devraient être des mesures idéales, afin d’évaluer l’écart entre la « vraie vie » d’un système chez soi et la performance mesurée « parfaite ». Les mesures « idéales » n’existant pas dans la pratique, j’ai dû faire un peu de photoshop pour les imaginer et aider ainsi à la lecture des graphiques issus de REW notamment.

Nota: Toutes les informations que je mentionne dans ce post sont disponibles quelque part sur internet, et je n’ai, bien entendu, rien découvert ou inventé ! 
Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au sujet, il m’a semblé que c’était un peu confus et assez en désordre, j’ai donc progressivement fait un petite synthèse personnelle et « cohérente » des informations disponibles dans le but de mettre mes idées au clair, et de pouvoir ensuite les confronter avec mes propres mesures et expériences.

Je ne fais donc que partager ici ma compréhension (qui ne prétend pas être 100% correcte) de toutes ces informations, en me disant que cela pourrait alimenter quelques discussions à même de faire progresser ce sujet, qui est assez complexe finalement, mais que je trouve plutôt amusant Smile 
Et tant qu’à faire, j’ai mis tout ça dans un petit tableau avec les différentes mesures, leur influence principale (selon ma compréhension et mes observations), et les cibles « réalistes » qu’on peut espérer atteindre avec un peu (ou beaucoup Smile) d’effort.

Ainsi, en analysant l’écart entre l’ « idéal » et mon propre système dans une vraie pièce avec ses limitations, j’ai pu en déduire un certain nombre d’actions concrètes afin d’améliorer la performance mesurée. Et je dois bien reconnaitre qu’il y a un lien, plutôt rassurant, entre l’amélioration des mesures et le résultat à l’écoute de la musique.

J’en ai aussi tiré quelques conclusions qui ne sont pas forcément celles sur lesquelles j’aurais parié à priori. Notamment, l’importance du temps de décroissance de l’amplitude/fréquence, qui me parait être un paramètre critique pour avoir un grave articulé (qui ne semble pas jouer tout le temps la même note). La correction numérique permet d’avoir une courbe amplitude/fréquence quasi parfaite, mais si on ne regarde pas la tête du waterfall, du decay ou du spectrogramme, on peut passer à coté de la moitié du problème.
Chaque petite amélioration que j’ai pu apporter sur la réduction de ce « trainage » dans le temps aux fréquences modales, s’est traduite par une amélioration sensible à l’oreille.
J’encourage donc ceux qui ne sont pas satisfaits de leur grave, de jeter un oeil à ces graphes chez eux et peut-être que quelques sujets à traiter apparaitront plus facilement.

Enfin, tout le temps que j’ai passé à essayer de comprendre le lien qu’il y avait entre une mesure, une action corrective et son impact sur la mesure et, le plus important, sur l’écoute, m’a également permis de mieux comprendre la démarche de Maxitonus et les recommandations qu’il fait (avec son style inimitable, qui peut parfois irriter, il est vrai Smile).
On peut ne pas être d’accord avec ce que recommande Maxitonus, mais je dois reconnaitre qu’il y a une logique imparable dans sa démarche, et pour en avoir mis en oeuvre une toute petite partie, je peux confirmer que les améliorations apportées sont réelles, mesurables et surtout audibles !

Bon courage à tous ceux qui se lanceront !
Amitiés.

Ci-dessous, le tableau de synthèse avec quelques recommandations sommaires sur les actions possibles.

[Image: 6df405a53dd36dfe3359bee4d7cdd763.md.png]

Et le « kit » de mesures que j’utilise pour caractériser le système (enceintes+local) que l’on obtient en 3 mesures de 5,5s chacune avec REW.
  • Amplitude/Fréquence lissage 1/3 et 1/24 d’octave, les 2 enceintes ensemble.
  • Amplitude/Fréquence lissage 1/3 d’octave, les 2 enceintes ensemble + droite et gauche.
  • Impulsion sur 5ms (pour voir l’impulse) et 15ms (pour voir les premières réflexions)
  • Phase
  • RT60 (Topt) pour idée générale du comportement du local
  • Waterfall 20-20000Hz pour vue globale des modes et temps de décroissance (lissage au 1/6 d’octave pour vue générale)
  • Decay 20-20000Hz avec pas de 50ms pour visualisation du temps de décroissance surtout de la zone 300-10000Hz (lissage au 1/6 d’octave pour vue générale).
  • Decay 20-300Hz avec lissage 1/24 pour visualisation des modes
  • Spectrogramme 20-300Hz pour visualisation du temps de décroissance (window 300ms - time range 1000ms - scale range 40dB).
Et en option: (sujet qui mérite un petit développement pour meilleure utilisation de ces graphes et qu'on peut trouver ici ETC)
  • ETC sur 30ms pour voir l’allure de la décroissance et les réflexions. 
  • ETC à 500Hz-1000Hz-2000Hz-4000Hz pour homogénéité (ou pas) de l’énergie à chaque fréquence et l’impact des réflexions.
Et bien-sûr quelques exemples des mesures réalisées chez moi, sur les Giya avant correction, et les Giya avec correction (passif + Trinnov et effort sur son paramétrage pour réduire le trainage).

[Image: a897b2d867cc7496e8249dcb9776ce70.md.jpg]
[Image: 8b18a15d4c2347a58f6f0d82c975f144.md.jpg]
[Image: a3eb91f611350759d946052f3c17aa7f.md.jpg]


RT60: Giya dans le salon, dans le sous-sol sans traitement passif et avec traitement passif. La réduction apportée par le traitement passif est de 0,2s entre 200 et 20000Hz.

[Image: 66fd0b14c84aec5eb60a289a5824e9df.md.jpg]

et illustration de l’effet du traitement passif sur le decay (l’intervalle est toujours de 50ms entre chaque ligne). La décroissance est plus rapide avec le traitement.

[Image: e97e47e2523d9072aba7b84500c72539.md.jpg]
[Image: c999a630c72c0f91de4cd349ccbf5ebd.md.jpg]




Waterfall sans correction, avec correction Trinnov de base, avec correction Trinnov optimisée pour réduire le trainage, et Waterfal idéal théorique…

[Image: 0f8f832e9636ddd0c8d88d41a23f0e40.md.jpg]


Decay sans correction et avec Trinnov optimisé pour réduire le trainage. On voit que les modes ne disparaissent pas autant qu’on pourrait le souhaiter même si ça s’est amélioré.

[Image: 2bb7c2695f41e48fd162872f5e3b09bf.md.jpg]


Idem avec la vue Spectrogramme. On voit que le Trinnov « optimisé » donne un résultat presque dans la zone souhaitable.

[Image: a4ba73327001d807c6b9b64fd9f54276.md.jpg]


Impulsion Giya sans correction 1,50m en face vs au Sweet Spot

[Image: 8e5cacaf9ce9973389ac21bb27767e82.md.jpg]

Et sur les P3esr dans mon salon. Le résultat n’est pas trop mal pour un système sans traitement actif ou passif dans une pièce plutôt réverbérante.

[Image: f38a8251f472bdf36634d440d3e94883.md.jpg]
[Image: 97ea9b06084b6dd3c2a5859037e3e727.md.jpg]
[Image: daf75a5cfa96265734efae7bbc705816.md.jpg]


Le RT60 du salon reste, évidemment, proche de celui mesuré avec les Giya, ce qui est cohérent avec un paramètre liés au local. On voit aussi que le decay par 50ms est beaucoup plus resserré du fait de l’absence de traitement (et du RT60 élevé) vs le sous-sol. On note également la quasi absence de modes dans le grave du fait de la taille et de la géométrie du salon, mais aussi de l'absence de niveau dans le grave produit par les P3esr.

[Image: d11278c74b069595324df4f553dac4ad.md.jpg]


Et quelques graphes théoriques impossibles à obtenir dans le monde réel Smile

[Image: 69b7a0678381aab150f5e0a6c8199dc8.md.jpg]



Et au cas où : quel logiciel utiliser ?
J’ai rédigé (sur ce forum) un petit tutoriel sur l’utilisation du logiciel REW (que je vais surement amender et compléter bientôt car il est encore assez sommaire) qui permet de démarrer rapidement à peu de frais.
Il existe d’autres logiciels de mesure dont Omnimic et Fuzzmeasure (et bien d’autres encore), mais je préfère REW car une fois franchi l’obstacle de son paramétrage, c’est de très loin, celui qui donne le plus d’informations pertinentes et facilement lisibles.
Omnimic présente l’intérêt de sa simplicité (encore que tout est relatif) et de sa mesure temps réel qui permet, en théorie, de positionner plus facilement les enceintes. Je dis en théorie car en pratique, je trouve que REW est plus simple et beaucoup plus convivial pour un résultat quasi identique (Omnimic semble dater d’un autre âge avec son interface à la mode Windows 3.1 des années 90, et il ne fonctionne que sur PC Windows).
Là où Omnimic est utile c’est pour la mesure de la phase car il facilite grandement le positionnement du micro, et avant d’avoir utilisé Ominimic, je ne comprenais pas bien ce que racontait Maxitonus sur le sujet de la phase, du micro et du décalage temporel lors de la mesure. Mais, en ayant les deux sous la main, j’ai pu me rendre compte qu’il était finalement assez simple de faire la même chose avec REW et d’obtenir les mêmes résultats.
Fuzzmeasure quand à lui ne fonctionne que sur Mac et si son interface est plutôt conviviale, je ne lui ai pas trouvé d’avantage vs REW.

Enfin, REW a un autre avantage qui va au delà de ses possibilités immenses et de son interface bien construite (même si elle reste très/trop technique) c’est qu’il est totalement gratuit ! Omnimic coûte 300€ environ (micro compris) et Fuzzmeasure dispose d’une version gratuite mais est payant si on veut accéder aux fonctions disponibles avec REW.
REW et Fuzzmeasure demandent d’investir dans un micro, donc environ 75€ chez Audiophonics.
L’investissement dans un pied micro peut être une bonne idée, à moins d’utiliser un pied photo (mais il faudra dans ce cas un adaptateur pour le pas de vis du support livré avec le micro, environ 5€ sur Amazon pour l’adaptateur pied photo).
Mac mini optimisé + Alim Uptone JS-2, Roon+RePhase via Roon Devialet Air - Devialet D440pro - Vivid Audio Giya G3 - Câbles HP CST Statement ST-5
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#2
merci pour cette précieuse contribution !
Répondre
#3
Une contribution qui merite un epinglage!
DAC: Fostex HP-A8 - HP-A4 - Furutech GT40 / DAP: Cayin N5
Casques: Grado PS1000e - Shure 1440 - AKG Q701- Sennheiser HD650 - Sharkk Bravo
Encientes actives: Advance Accoustic AIR 120
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#4
(07-13-2016, 12:04 AM)Bkg2k a écrit : Une contribution qui merite un epinglage!

Bon sang !! Alors toi , si tu ne vendais pas des alimentations, je te prendrai comme modo !! Big Grin
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#5
Merci, quel boulot ! Confused
Home | PC & alim linéaire HDplex H5 Fedora27/CCRMA Roon Server > Jalucine 24 < biamp active Devialet D220 Expert Pro (medium/aigu) + Hypex NC500MP (grave)
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#6
Bravo pda0 pour ce message excellent, et chapeau pour le boulot.
J'y ajouterai une remarque à propos de ce que tu dis ici: "...la réponse amplitude/fréquence ..... est celle que publient fréquemment les journaux et autres documentations techniques. Mais comme elle est souvent mesurée en chambre anéchoïque, elle n’a que peu d’utilité pour nous, puisque nos locaux, même lorsqu’ils sont dédiés, ne sont pas comparables à ce type d’environnement".
Je trouve qu'elle a de l'intérêt, elle permet de voir la différence entre la réponse de l'enceinte et la réponse du couple local/enceinte, de voir donc l'effet de la pièce. Cela est intéressant car on peut voir quelles sont les aberrations produites par le local (y compris les bruits parasites capturés par le micro qui polluent la mesure, souvent dans l'infra grave - trafic routier ou autres) comme du 15 Hz "reproduit" par une enceinte incapable d'en fournir.
D'autre part les limites de l'enceinte, les irrégularités et insuffisances sont bien cernées, et rendent raisonnable sur ce qu'on peut en obtenir. De même pour ses défauts, plus faciles à corriger qu'un mode de la pièce - ce creux est-il dû à un mode ou à l'enceinte elle-même ? La remontée de l'aigu à l'enceinte ou au côté brillant de la pièce ? Ceci étant valable surtout quand on essaie de corriger électroniquement.

Comment effectuer cette mesure ? Avec REW bien sûr, et en extérieur. Il faut posséder un espace libre, jardin, pelouse, ...
En extérieur, éviter les réflexions avec un socle élevé, loin des murs le plus possible, et j'ajouterai par beau temps sans vent (bruit dans le micro)...
cela paraît compliqué mais j'y suis arrivé, facilement avec des biblios, moins facilement avec le caisson Onken....
Ce n'est pas la chambre sourde mais peu ont accès à une chambre sourde suffisamment grande pour être fiable jusqu'à 30 Hz. Dans la plupart des cas on simule avec un logiciel.
Parfois la mesure perso coïncide avec la courbe rarement fournie par le constructeur, parfois on se rend compte qu'il donne des mesures "à la Wolkswagen".
Le pire exemple a été la différence sur la mesure d'un ensemble compression/pavillon d'une connaissance sensé descendre à 300/400 Hz linéaire selon le concepteur et qui chutait raide depuis 1000 Hz, ce qui a pour moi expliqué les difficultés qu'il avait à accorder cela à un caisson de grave en se fiant sur ces données erronées.
Si on est intéressé par la mesure je conseille de se livrer à cet exercice qui peut être instructif.
jean
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#7
(07-13-2016, 12:55 AM)mélaudiophile a écrit : Bravo pda0 pour ce message excellent, et chapeau pour le boulot.
J'y ajouterai une remarque à propos de ce que tu dis ici: "...la réponse amplitude/fréquence ..... est celle que publient fréquemment les journaux et autres documentations techniques. Mais comme elle est souvent mesurée en chambre anéchoïque, elle n’a que peu d’utilité pour nous, puisque nos locaux, même lorsqu’ils sont dédiés, ne sont pas comparables à ce type d’environnement".
Je trouve qu'elle a de l'intérêt, elle permet de voir la différence entre la réponse de l'enceinte et la réponse du couple local/enceinte, de voir donc l'effet de la pièce. Cela est intéressant car on peut voir quelles sont les aberrations produites par le local (y compris les bruits parasites capturés par le micro qui polluent la mesure, souvent dans l'infra grave - trafic routier ou autres) comme du 15 Hz "reproduit" par une enceinte incapable d'en fournir.
D'autre part les limites de l'enceinte, les irrégularités et insuffisances sont bien cernées, et rendent raisonnable sur ce qu'on peut en obtenir. De même pour ses défauts, plus faciles à corriger qu'un mode de la pièce - ce creux est-il dû à un mode ou à l'enceinte elle-même ? La remontée de l'aigu à l'enceinte ou au côté brillant de la pièce ? Ceci étant valable surtout quand on essaie de corriger électroniquement.

Comment effectuer cette mesure ? Avec REW bien sûr, et en extérieur. Il faut posséder un espace libre, jardin, pelouse, ...
En extérieur, éviter les réflexions avec un socle élevé, loin des murs le plus possible, et j'ajouterai par beau temps sans vent (bruit dans le micro)...
cela paraît compliqué mais j'y suis arrivé, facilement avec des biblios, moins facilement avec le caisson Onken....
Ce n'est pas la chambre sourde mais peu ont accès à une chambre sourde suffisamment grande pour être fiable jusqu'à 30 Hz. Dans la plupart des cas on simule avec un logiciel.
Parfois la mesure perso coïncide avec la courbe rarement fournie par le constructeur, parfois on se rend compte qu'il donne des mesures "à la Wolkswagen".
Le pire exemple a été la différence sur la mesure d'un ensemble compression/pavillon d'une connaissance sensé descendre à 300/400 Hz linéaire selon le concepteur et qui chutait raide depuis 1000 Hz, ce qui a pour moi expliqué les difficultés qu'il avait à accorder cela à un caisson de grave en se fiant sur ces données erronées.
Si on est intéressé par la mesure je conseille de se livrer à cet exercice qui peut être instructif.
jean

Je suis d'accord avec toi, c'est intéressant d'avoir la courbe des enceintes en chambre anéchoïque pour en connaitre les capacités intrinsèques et pouvoir distinguer ce qui vient du local/emplacement et ce qui vient des enceintes.
On peut la mesurer soi-même comme tu le dis en allant dans le jardin, mais j'ai déjà peiné pour descendre les 50Kg (ou presque) des Giyas au sous-sol et je ne me vois pas les rebouger de sitôt juste pour faire une mesure Smile

On peut aussi avoir une mesure approchée de cette réponse en regardant la courbe de réponse obtenue en limitant le temps d'analyse à 5ms (soit avant que les premières réflexions significatives arrivent au micro), mais la résolution dans le grave devient très faible et donc on n'a d'information à peu près pertinente que pour la partie au dessus de 500Hz, ce qui peut quand même donner une idée d'un écart éventuel entre les 2 enceintes.
Mac mini optimisé + Alim Uptone JS-2, Roon+RePhase via Roon Devialet Air - Devialet D440pro - Vivid Audio Giya G3 - Câbles HP CST Statement ST-5
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#8
(07-13-2016, 08:53 AM)pda0 a écrit : Je suis d'accord avec toi, c'est intéressant d'avoir la courbe des enceintes en chambre anéchoïque pour en connaitre les capacités intrinsèques et pouvoir distinguer ce qui vient du local/emplacement et ce qui vient des enceintes.
On peut la mesurer soi-même comme tu le dis en allant dans le jardin, mais j'ai déjà peiné pour descendre les 50Kg (ou presque) des Giyas au sous-sol et je ne me vois pas les rebouger de sitôt juste pour faire une mesure Smile
Oui, 50 kg surtout avec la forme des Giyas ce n'est pas facile... ça fait de l'exercice, sport et musique....Avec une main secourable c'est faisable...j'avais monté le caisson Onken (plus gros, plus lourd) à l'étage et redescendu avec l'aide d'une copine.... Cela complèterait ton panorama de mesures, no stone left unturned...



(07-13-2016, 08:53 AM)pda0 a écrit : On peut aussi avoir une mesure approchée de cette réponse en regardant la courbe de réponse obtenue en limitant le temps d'analyse à 5ms (soit avant que les premières réflexions significatives arrivent au micro), mais la résolution dans le grave devient très faible et donc on n'a d'information à peu près pertinente que pour la partie au dessus de 500Hz, ce qui peut quand même donner une idée d'un écart éventuel entre les 2 enceintes.

C'est gênant, c'est important en dessous de 500, ce que tu dis justifie la nécessité de mesurer.

jean
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#9
Je vais me contenter des mesures du fabricant et de celles de Stereophile. La descente au sous-sol a été une expédition que je ne suis pas prêt de vouloir recommencer Smile
Mac mini optimisé + Alim Uptone JS-2, Roon+RePhase via Roon Devialet Air - Devialet D440pro - Vivid Audio Giya G3 - Câbles HP CST Statement ST-5
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#10
Bonjour à tous,

Grand merci à toi Pda0 Smile 

Juste pour compléter il est encore facile d'obtenir même avec une antique feuille, un crayon de papier et du calcul mental à défaut d'une petite calculette de connaître son TR certes avec une marge d'erreur si l'on a des données des coefficients d'absorption des différents matériaux utilisés qui sont donné généralement à une fréquence de 500Hz ainsi que même pour du mobilier type Smile


J'ai ainsi pu calculer un temps certes avec une marge d'erreur pour chaque surface mesurée dans les différents types de matériaux utilisé tant pour le sol, plafond et murs que pour du vitrage, tissus, tapis, ... avec du mobilier type armoire, fauteuil, canapé et c'est intéressant de savoir si l'on est plus proche d'un TR = 1,5 que du TR = 0,7 qui est recommandé par les ingénieurs du son qui depuis bien longtemps nous mettent déjà de la réverbération naturelle ou plus souvent rajoutée dans beaucoup de prise de son d'où l'intérêt de privilégier un local peut être plus amorti que réverbérant. Smile


J'ai fait aussi la même chose pour calculer précisément les ondes stationnaires qui provoquent des résonances avec les 3 dimensions de la pièce et qui sont toujours situé dans l'extrême grave et le bas grave
J'ai aussi vérifié qu'elle sont bien là avec un disque test qui possède au moins 2 fréquences référencées puisque j'en ai une proche de 25Hz peu gênante, une proche de 50Hz la plus gênante et une proche de 67Hz qui n'impacte pas la fréquence test de 63Hz.
Par chance peut être mes enceintes commence le début du fameux roll off comme "disaient les English avant Brexit" dans l'extrême grave à partir de 50Hz alors cela atténue un peu le pic et permet aussi de régler la coupure du caisson d'extrême grave bien en dessous de 50Hz pour éviter de rajouter un surgonflement au pic de résonance existant. Smile


Il est sûr qu'avec les ondes stationnaires générées par la pièce d'écoute et impossible à enlever sauf à diminuer avec une débauche de moyens, j'ai du apprendre à composer avec leur existence et comme mes enceintes actuelles sont des panneaux qui ont souvent l'avantage de moins exciter les ondes stationnaires et les résonances de la pièce dans l'extrême grave et d'être directive dans le plan vertical pour moins réverbérer au sol et au plafond et d'être beaucoup moins directive dans le plan horizontal alors elles reverbèrent naturellement beaucoup plus sur les murs latéraux.

Il est sûr que pour le reste toutes les mesures acoustiques avec micro, logiciel, ordinateur ne pourraient qu'être indispensables pour déterminer les corrections utiles et nécessaires à apporter mais comme l'ingénieur acousticien n'est pas gratuit et comme ma salle de concert n'est pas mise en location pour les artistes et le public ... !!!  Big Grin

Musicalement
Smile Cool Angel
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