Il y a 3 heures
Je me demande malgré tout si on ne cherche pas à rationaliser quelque chose qui ne l’est que partiellement.
Je vais prendre un exemple qui n’a rien d’une écoute audiophile traditionnelle : Linkin Park. Certaines chansons que je connaissais déjà depuis longtemps peuvent aujourd’hui me bouleverser au point de me faire pleurer à chaudes larmes, y compris à volume très modéré. Or elles ne me faisaient pas cet effet sur mon système précédent. Et le chanteur était déjà décédé à l’époque où je les écoutais sur cet ancien système : la différence ne peut donc pas simplement s’expliquer par le contexte lié à sa disparition.
Ce que mon système actuel me donne davantage, et particulièrement mes enceintes, c’est une sensation de proximité avec l’interprète : les inflexions de la voix, les respirations, les variations minuscules d’intensité, tout ce qui fait qu’au-delà d’une voix bien reproduite, je ressens beaucoup plus fortement ce qu’elle exprime. Je peux essayer de mettre des critères audiophiles là-dessus — timbres, microdynamique, continuité, absence de découpage — mais je serais bien incapable de dire lequel serait « responsable » de l’émotion.
Et cela ne contredit pas ce que je disais plus haut : le système ne fabrique pas l’émotion et je peux réécouter le même morceau sans ressentir la même chose. L’auditeur reste dans l’équation. En revanche, je suis désormais convaincue qu’un système peut créer des conditions beaucoup plus favorables à cette connexion avec l’interprète.
C’est aussi pour cela que je ne sais pas s’il faut forcément raisonner en termes de « faire mieux » que le système actuel de Nicoben. Puisqu’il conserve ses Vivid, il me semble plutôt chercher, en remplacement des Andra, une autre façon de hiérarchiser les compromis, qui lui permette éventuellement d’aller plus loin dans cette direction-là.
Je vais prendre un exemple qui n’a rien d’une écoute audiophile traditionnelle : Linkin Park. Certaines chansons que je connaissais déjà depuis longtemps peuvent aujourd’hui me bouleverser au point de me faire pleurer à chaudes larmes, y compris à volume très modéré. Or elles ne me faisaient pas cet effet sur mon système précédent. Et le chanteur était déjà décédé à l’époque où je les écoutais sur cet ancien système : la différence ne peut donc pas simplement s’expliquer par le contexte lié à sa disparition.
Ce que mon système actuel me donne davantage, et particulièrement mes enceintes, c’est une sensation de proximité avec l’interprète : les inflexions de la voix, les respirations, les variations minuscules d’intensité, tout ce qui fait qu’au-delà d’une voix bien reproduite, je ressens beaucoup plus fortement ce qu’elle exprime. Je peux essayer de mettre des critères audiophiles là-dessus — timbres, microdynamique, continuité, absence de découpage — mais je serais bien incapable de dire lequel serait « responsable » de l’émotion.
Et cela ne contredit pas ce que je disais plus haut : le système ne fabrique pas l’émotion et je peux réécouter le même morceau sans ressentir la même chose. L’auditeur reste dans l’équation. En revanche, je suis désormais convaincue qu’un système peut créer des conditions beaucoup plus favorables à cette connexion avec l’interprète.
C’est aussi pour cela que je ne sais pas s’il faut forcément raisonner en termes de « faire mieux » que le système actuel de Nicoben. Puisqu’il conserve ses Vivid, il me semble plutôt chercher, en remplacement des Andra, une autre façon de hiérarchiser les compromis, qui lui permette éventuellement d’aller plus loin dans cette direction-là.
Living Voice IBX-RW4 ~ Ear Yoshino V12 ~ Lampizator Golden Atlantic ~ Audio Analogue AA Drive ~ Auralic Aries G2.1 & Purist Audio
No Annihilation Allowed


