01-07-2026, 11:34 PM
(Modification du message : 01-07-2026, 11:39 PM par Steph44200.)
Salut,
je poste ce message en réponse à la question de Verbal Klimt sur le fil "Premier pas dans le numérique", pour ne pas polluer le fil de Fab81. Si je me permets la vulgarisation qui suit, c'est que l'informatique est mon métier depuis 30 ans.
La question de verbal est :
Un signal numérique c'est un flux de 0 et de 1 dans une suite ininterrompue, délivrés de manière régulière, suivant un rythme fourni par une horloge.
Je vais prendre l'exemple d'un câble réseau, et citer des valeurs arbitraires pour la démonstration.
L'équipement qui reçoit le signal n'attend, à un instant t, absolument rien d'autre que 0 ou 1, ce qui se traduit...
- par une tension nulle, ou une tension de 5V,
- pendant la durée de l'instant t, qui correspond à ce qui a été négocié par les équipements à la connexion du câble (on trouve des équipements Ethernet à 100Mbps, 1000Mbps=1Gbps, 2500Mbps=2,5Gbps, 10000Mbps=10Gbps et c'est pas tout...). Plus le débit est grand, plus l'instant t est court.
Le truc, c'est qu'un crétin d'informaticien moyen, c'est loin d'être aussi binaire que l'on croit.
La plupart des informaticiens sont même suffisamment tordus pour considérer que 4,9V, 4,8V ou 4,7V, c'est bien assez différent de 0V pour estimer que c'est pareil que 5V !!!
=> C'est à dire que même si j'ai un bruit électromagnétique qui fait descendre mes 5V de 0,3V à l'instant t, l'équipement récepteur du signal verra bien un 1 !!!
De la même façon, pour les informaticiens, le temps est quelque chose de très variable : on a tous attendu un jour un informaticien qui a fini par arriver une demie heure en retard en se félicitant d'être "presque pile à l'heure" !
De la même façon, si mon signal est tellement perturbé pendant 20% de la durée de l'instant t que la tension change très très fortement, l'informaticien moyen programmera sa carte réseau en se disant "ouais ben les 80% qui restent, c'est presque aussi long que 100%, je valide".
=> Et hop, même si je ne suis pas pile-poil réglé sur mon horloge... ça passe.
En somme, il y a des seuils de tolérance.
Parce que de toutes façons on cherche juste à faire la différence entre "il y a quelque chose" et "il n'y a rien". Et je le répète, les valeurs que j'indique sont arbitraires, pour l'explication.
Alors vous me direz : c'est bien beau, les seuils de tolérance, mais il suffit qu'on les dépasse et c'est mort !.. Et ben oui.
C'est pour ça que, tous autant que nous sommes, avant de mettre en place des réseaux Ethernet à la maison, nous nous sommes penchés sur les spécifications des normes de câblages, qui évoquent évidemment tous les cas de figures !
Par exemple, quand j'ai débuté, au siècle dernier, chez France Telecom, la spécification pour le câblage d'établissement était un document de 200 pages qui précisait, outre des longueurs de câbles maximales, des distances minimales aux néons et autres éclairages, aux cages d'ascenseurs, des rayons de courbures minimums etc.
Bon, dans nos maisons, ça se résume à simplement faire preuve de bon sens. Ce qui, d'après mon expérience, est appliqué dans 20% des cas.
Utiliser des câbles blindés en bon état et raccorder les équipements à la terre sont deux bonnes options.
NB: un switch qui dispose d'une alimentation électrique avec prise de terre doit aussi disposer d'un moyen spécifique (une vis) pour le raccordement à la terre de la partie réseau. Si ça n'est pas le cas, on vous a fourni un gadget, pas un switch.
Ensuite, puisque j'ai évoqué les débits des connexions Ethernet, il est intéressant de remarquer qu'un signal audio numérisé, pour le commun des mortels, c'est en général au plus même pas 12Mbps (DSD256) ; dans les cas les plus extrêmes 45Mbps (DSD1024), quand un réseau Ethernet de base fonctionne aujourd'hui à 1000Mbps, c'est à dire entre 22 et 90 fois plus vite.
Ca laisse de la marge au logiciel pour traiter d'éventuels problèmes de transmission.
Et dans le cas d'un flux "CD", le réseau a une capacité d'à peu près 1000 fois plus que nécessaire... Evidemment, il y a un écart avec les débits utiles en réalité : je veux bien réduire à 500 fois pour un flux "CD", ça ne change rien à la question !
Les autres supports de signaux numériques :
Dans le cas d'un câble USB, c'est la même chose sauf qu'en outre, l'USB peut servir à fournir une alimentation électrique qui serait génératrice de pollution. Là, il y a sujet !
Evidemment, la fibre optique n'est pas concernée par le bruit électro-magnétique.
Hoplà ?
je poste ce message en réponse à la question de Verbal Klimt sur le fil "Premier pas dans le numérique", pour ne pas polluer le fil de Fab81. Si je me permets la vulgarisation qui suit, c'est que l'informatique est mon métier depuis 30 ans.
La question de verbal est :
Citation : Je dis juste qu'un câble ne véhicule pas de "0" ou de "1", c'est une vue de l'esprit. Seuls une tension ou un courant "circulent". J'avoue humblement ignorer si il y a plus d'erreurs ou de risques à transporter ce signal "numérique" par rapport à un signal "analogique". Mais éclairez nous.
Un signal numérique c'est un flux de 0 et de 1 dans une suite ininterrompue, délivrés de manière régulière, suivant un rythme fourni par une horloge.
Je vais prendre l'exemple d'un câble réseau, et citer des valeurs arbitraires pour la démonstration.
L'équipement qui reçoit le signal n'attend, à un instant t, absolument rien d'autre que 0 ou 1, ce qui se traduit...
- par une tension nulle, ou une tension de 5V,
- pendant la durée de l'instant t, qui correspond à ce qui a été négocié par les équipements à la connexion du câble (on trouve des équipements Ethernet à 100Mbps, 1000Mbps=1Gbps, 2500Mbps=2,5Gbps, 10000Mbps=10Gbps et c'est pas tout...). Plus le débit est grand, plus l'instant t est court.
Le truc, c'est qu'un crétin d'informaticien moyen, c'est loin d'être aussi binaire que l'on croit.
La plupart des informaticiens sont même suffisamment tordus pour considérer que 4,9V, 4,8V ou 4,7V, c'est bien assez différent de 0V pour estimer que c'est pareil que 5V !!!
=> C'est à dire que même si j'ai un bruit électromagnétique qui fait descendre mes 5V de 0,3V à l'instant t, l'équipement récepteur du signal verra bien un 1 !!!
De la même façon, pour les informaticiens, le temps est quelque chose de très variable : on a tous attendu un jour un informaticien qui a fini par arriver une demie heure en retard en se félicitant d'être "presque pile à l'heure" !
De la même façon, si mon signal est tellement perturbé pendant 20% de la durée de l'instant t que la tension change très très fortement, l'informaticien moyen programmera sa carte réseau en se disant "ouais ben les 80% qui restent, c'est presque aussi long que 100%, je valide".
=> Et hop, même si je ne suis pas pile-poil réglé sur mon horloge... ça passe.
En somme, il y a des seuils de tolérance.
Parce que de toutes façons on cherche juste à faire la différence entre "il y a quelque chose" et "il n'y a rien". Et je le répète, les valeurs que j'indique sont arbitraires, pour l'explication.
Alors vous me direz : c'est bien beau, les seuils de tolérance, mais il suffit qu'on les dépasse et c'est mort !.. Et ben oui.
C'est pour ça que, tous autant que nous sommes, avant de mettre en place des réseaux Ethernet à la maison, nous nous sommes penchés sur les spécifications des normes de câblages, qui évoquent évidemment tous les cas de figures !
Par exemple, quand j'ai débuté, au siècle dernier, chez France Telecom, la spécification pour le câblage d'établissement était un document de 200 pages qui précisait, outre des longueurs de câbles maximales, des distances minimales aux néons et autres éclairages, aux cages d'ascenseurs, des rayons de courbures minimums etc.
Bon, dans nos maisons, ça se résume à simplement faire preuve de bon sens. Ce qui, d'après mon expérience, est appliqué dans 20% des cas.
Utiliser des câbles blindés en bon état et raccorder les équipements à la terre sont deux bonnes options.
NB: un switch qui dispose d'une alimentation électrique avec prise de terre doit aussi disposer d'un moyen spécifique (une vis) pour le raccordement à la terre de la partie réseau. Si ça n'est pas le cas, on vous a fourni un gadget, pas un switch.
Ensuite, puisque j'ai évoqué les débits des connexions Ethernet, il est intéressant de remarquer qu'un signal audio numérisé, pour le commun des mortels, c'est en général au plus même pas 12Mbps (DSD256) ; dans les cas les plus extrêmes 45Mbps (DSD1024), quand un réseau Ethernet de base fonctionne aujourd'hui à 1000Mbps, c'est à dire entre 22 et 90 fois plus vite.
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Et dans le cas d'un flux "CD", le réseau a une capacité d'à peu près 1000 fois plus que nécessaire... Evidemment, il y a un écart avec les débits utiles en réalité : je veux bien réduire à 500 fois pour un flux "CD", ça ne change rien à la question !
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Hoplà ?
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