(Il y a 11 heures)manu67 a écrit : Salut,
Le début donné envie, bravo !
Juste une question, le "Elle ne travaillait pas." c'est fait exprès ?

Bien vu....j'ai rectifié

Un autre petit chapitre....pour info il y en a 24
"Chapitre 4- Le plus jeune de la bande
Quand je suis arrivé à l’Ecole Hôtelière, je me suis vite rendu compte que j’étais le plus jeune de la promotion….14 ans1/2….un gamin parmi les grands…Les débuts ont été rudes…railleries, moqueries, petites piques…rien de méchant, mais assez pour me rappeler chaque jour que je n’étais pas encore un homme…..je me suis accroché…, j’avais beaucoup de caractère…et peu à peu, les « grands », ceux de 1ère et de Terminale, ont commencé à me regarder autrement….j’existais …j’étais des leurs..
Un jeudi après-midi, ils m’ont emmené à une « boum » dans un petit club près de la Place Gaillard. Une salle un peu sombre, des lumières colorées, les enceintes qui crachaient les tubes du moment. Et là en dansant le Slow avec une jolie jeune fille, j’ai senti quelque chose que je ne connaissais pas encore : mes premiers émois amoureux.
Ce n’était qu’une boum pour très jeunes…un avant-goût….une mise ne bouche…moi j’en voulais plus.
Alors un soir, nous avons fait le mur…une escapade nocturne, un frisson de liberté….Direction une vraie Discothèque : l’Auto-Club
Les Terminales, beaucoup plus âgés que moi, tentaient d’inviter des filles.
Ils hésitaient, ils « ramaient » comme on disait.
Moi je n’avais peur de rien….je n’avais pas encore appris à douter
J’ai traversé la piste, droit comme une flèche, et j’ai invité une jeune femme, que je trouvais très belle….pas une fille, une femme, blonde, les cheveux courts, elle était très élégante dans son style « retour de Woodstock »
Elle m’a regardé, surprise…puis elle a accepté…et c’est en discutant pendant la danse, que j’ai appris qu’elle avait 27 ans…Nous avons dansé plusieurs slows…..à la fin, elle s’est penchée vers moi……un long baiser, fougueux, inattendu, irréel….Les copains étaient verts de rage.
Moi j’étais ailleurs…je venais de franchir une frontière invisible, celle qui sépare l’enfance de quelque chose de plus vaste, de plus troublant, de plus vivant.
Ce soir là, j’ai compris que la vie nocturne ne serait pas seulement un décor. Elle serait un monde…un terrain de jeu, d’apprentissage, de rencontres, de dangers, de passions .
Un monde ou j’allais grandir vite…..très vite.
Chapitre 5- Nicole et le monde des adultes
Elle s’appelait Nicole…..une jeune femme blonde, élégante, qui avait accepté de danser avec moi comme si c’était la chose la plus naturelle du monde…pour moi c’était irréel…..j’avais 14 ans1/2, et je venais de franchir une frontière invisible.
Après le slow, elle m’a souri, un sourire doux, presque amusé…puis elle m’a dit qu’elle était mariée…..Je n’ai pas su quoi répondre…A cet âge-là, on ne sait pas encore ce que ca veut dire, « mariée », dans le monde des adultes.
On imagine une maison, des enfants, une vie rangée…pas une discothèque…pas un slow avec un gamin….
Elle m’a proposé de me présenter son mari…j’ai accepté, par politesse, par curiosité, par innocence aussi. Son mari était là, dans la même discothèque…un homme sûr de lui, bien habillé, le regard tranquille.
A ses côtés, une très belle femme brune.
J’ai compris immédiatement…sans qu’on m’explique…sans qu’on me le dise. Ce n’était pas un couple « classique »…c’était un couple « ouvert ».
Un couple qui vivait une liberté dont je n’avais entendu parler que dans des murmures, des conversations d’adultes, des histoires racontées à demi-voix.
Les deux femmes se regardaient, les deux hommes aussi….il y avait entre eux, une complicité étrange, un jeu silencieux, un accord tacite.
Je me suis senti un peu mal à l’aise, pas effrayé, pas choqué…juste…déplacé. Comme un enfant qui entre par erreur dans une pièce réservée aux adultes. Je n’avais pas ma place dans ce monde-là. Pas encore.
Nicole m’a souri, comme pour me rassurer…son mari m’a serré la main, cordial, presque amusé de voir ce gamin danser avec sa femme….la belle brune m’a lancé un regard intrigué, un mélange de curiosité et de tendresse.
Je n’ai rien dit…je n’avais pas les mots…je n’avais pas l’âge.
Ce soir-là, j’ai compris que la nuit n’était pas seulement un lieu de musique et de danse. C’était un monde à part, avec ses codes, ses libertés, ses excès, ses zones d’ombre et de lumière. Un monde ou les adultes jouaient à des jeux que je ne connaissais pas encore. Et moi, j’étais là, au milieu d’eux, trop jeune pour comprendre, mais assez lucide pour sentir que la vie nocturne allait m’apprendre des chose que l’école ne m’enseignerait jamais.
Chapitre 6-Nicole, la porte vers un autre monde.
Le mari de Nicole m’a invité à les suivre jusqu’à leur appartement…j’ai accepté, et nous sommes partis tous les quatre, sous l’œil ébahi de mes copains..….je sentais confusément que j’allais vivre quelque chose qui dépasserait mon âge, quelque chose que je ne pouvais ni nommer ni comprendre encore.
Nous avons quitté l’Auto-Club, la musique derrière nous, les lumières de la nuit devant. Je marchais avec eux, un peu en retrait, comme un enfant qui suit des adultes sans savoir ou il va……mais je n’était plus un enfant….pas tout à fait.
L’appartement était chaleureux, décoré avec goût, empreint d’une atmosphère étrange, faite de liberté et de non-dits. Le mari enlaçait sa belle compagne brune, et Nicole en fit de même avec moi…Leurs regards , leurs gestes, leur façon d’être……tout cela formait un tableau que je n’avais vu que dans les conversations chuchotées des adultes..
J’ai compris très vite…sans explication…sans théorie…juste par intuition.
Ils formaient un couple…..différent, un couple qui vivaient selon des règles qui n’appartenaient qu’à eux.
Je me suis senti un peu mal à l’aise…..pas effrayé…pas choqué…..juste..déplacé.
Comme si j’avais franchi une porte qui n’était pas encore faite pour moi.
Alors j’ai fait un choix instinctif, un choix de gamin qui veut devenir grand, mais à sa manière….j’ai entrainé Nicole dans une autre pièce..sa chambre, laissant son mari et son amie dans le salon.
Ce geste, simple et spontané, a été le premier acte ou j’ai affirmé ma propre place, ma propre volonté, mon propre chemin.
Cette nuit-là a été un bouleversement….une découverte…un passage…un moment fondateur qui a marqué la fin de mon enfance et le début d’autre chose…un rapport au monde, aux femmes, à moi-même, qui allait influencer toute mon adolescence.
Nicole et moi somme resté liés pendant 2 ans…..une relation secrète, inattendue, improbable.
Elle venait me chercher avec son petit cabriolet Honda S800 blanc, intérieur rouge…une voiture qui semblait sortir d’un film, et qui faisait de moi un personnage que je n’aurais jamais imaginé être.
J’étais en pension complète au lycée, et je faisais le mur de l’école pour la rejoindre. Je vivais une double vie : élève studieux le jour, adolescent brûlant de liberté la nuit….Au lycée j’étais devenu une légende…le plus jeune de la promo, celui que les Terminales taquinaient…était soudain celui qui vivait une histoire que personne n’aurait jamais osé imaginer.
J’étais la Star du lycée.
Mais derrière les sourires, les regards envieux, les chuchotements admiratifs…il y avait surtout un gamin qui apprenait la vie à une vitesse folle, dans un monde d’adultes ou rien n’était simple, ou tout était intense, ou chaque choix avait un goût de vertige.
Cette période a forgé une part de moi…une part qui ne m’a jamais quitté "