Comparatif LAiV µDAC vs Ferrum Wandla – Partie 2 : L'épreuve d'Audacity (Suite du message #41 du 26/07/2026 - p5 https://forum-hifi.fr/thread-41976-post-...#pid957046 )
Bonjour à tous,
Pour faire suite à mon message où je vous partageais mes impressions subjectives entre le Ferrum Wandla et le LAiV µDAC, j'ai décidé de pousser l'analyse un cran plus loin.
Préambule et réserves méthodologiques importantes :
Avant de vous livrer les résultats de mes observations, je tiens à émettre trois réserves essentielles afin que ce travail soit interprété avec toute la tempérance nécessaire :
J'ai profité d'avoir un enregistreur Zoom H1 XLR sous la main pour capturer la sortie analogique de mon Ferrum OOR. Pour faciliter la lecture des graphiques en limitant le nombre de pistes à l'écran, j'ai choisi d'enregistrer en mono le canal gauche uniquement. La capture a été réalisée en 44.1 kHz / 32 bits à partir d'une piste source nativement en 44.1 kHz, garantissant un alignement strict sans aucune détérioration liée à un rééchantillonnage informatique. L'objectif était de confronter mes ressentis à la réalité factuelle des formes d'ondes sous Audacity, alignées au sample près.
Le verdict des graphiques est pour moi double : il vient tempérer certaines idées reçues que je me faisais sur la visualisation théorique des filtres, tout en mettant en lumière l'impact direct des traitements numériques sur la structure géométrique du signal.
Voici les trois constats factuels issus de cette analyse microscopique :
1. Dans le silence : Les architectures se signent
En début de piste, dans les zones de silence ainsi qu'au moment précis du lancement du morceau, la différence est parfaitement visible à l'écran. Le graphique du Wandla affiche un calme plat absolu (ligne noire rectiligne), tandis que celui du LAiV montre de micro-oscillations constantes. C'est la signature visuelle évidente du match Delta-Sigma (le silence numérique de la puce ESS) contre l'architecture R-2R en mode NOS (le bruit thermique et de quantification résiduel du réseau de résistances discrètes, sans filtre numérique de reconstruction). Le LAiV possède ainsi un bruit de fond résiduel bien visible à ce moment précis, là où le Wandla conserve un silence total.
![[Image: 01.png]](https://i.ibb.co/3mmjcP6w/01.png)
2. Sur les premières notes : L'asymétrie des traitements numériques
Sur la première attaque isolée du morceau, un examen attentif brise un biais de confirmation classique. S'il est impossible d'observer une "ligne droite parfaite" ou un pré-ringing théorique sur un signal musical continu (les lignes coupant l'axe de façon abrupte et quasi perpendiculaire sur les deux appareils), une divergence géométrique majeure apparaît sur les crêtes :
![[Image: 02.png]](https://i.ibb.co/6cnQD8bR/02.png)
3. Quand le message se charge : L'identité structurelle face aux micro-divergences impulsionnelles
C'est le point d'analyse le plus subtil : dès que la musique s'intensifie et se charge en notes, les deux graphiques adoptent une géométrie globale commune. Cependant, un examen microscopique brise l'illusion d'une copie conforme. Si l'on observe attentivement la dernière note du deuxième pic ascendant majeur, la pointe du signal sur le LAiV µDAC monte environ 1,5 fois plus haut par rapport à la ligne centrale que sur le Ferrum Wandla.
Ces micro-détails graphiques existent bel et bien et prouvent que les signaux ne sont pas strictement identiques. Cette divergence ne doit rien au hasard des lecteurs logiciels, puisque les deux DAC ont été enregistrés successivement l'un après l'autre à partir de la même source Strawberry, isolée dans un Slice Systemd dédié sous Linux.
Cette différence de hauteur sur les crêtes complexes est la signature visuelle de leurs technologies respectives :
Bien que ces écarts microscopiques aux limites de la physique soient probablement inaudibles pour l'oreille humaine au milieu d'un flot musical dense, ils démontrent de manière irréfutable que chaque architecture conserve sa propre méthode de reconstruction du signal, même au cœur du message le plus complexe.
![[Image: 03.png]](https://i.ibb.co/tMQxGCKy/03.png)
Conclusion de cette seconde étape :
Ces captures d'écran démontrent qu'à ce niveau d'excellence, les deux DAC atteignent la limite supérieure de la fidélité autorisée par la physique. Les nuances perçues ne relèvent pas d'un manque d'information, mais de choix d'architectures différents (NOS vs Filtrage numérique) qui se traduisent par des micro-textures géométriques sur l'onde, façonnant notre perception psychoacoustique de la musique.
Note :
Ce que cela signifie concrètement (Pourquoi nos yeux et nos oreilles se complètent)
Dire que ces nuances relèvent de la psychoacoustique, ce n'est pas dire que nous « imaginons » des différences fantômes. C'est admettre que l’œil humain sur un écran et le cerveau via nos oreilles n'analysent pas la physique de la même façon, mais finissent par se donner raison mutuellement.
Pour comprendre, reprenons l'image de deux photos en résolution 8K :
C'est exactement ce qui se passe ici :
Le mot de la fin
Il n'y a pas de magie. Le LAiV et le Wandla traduisent le même fichier source, mais ils le reconstruisent selon des lois géométriques distinctes. Les nuances observées à l'écran, puis validées à l'écoute, sont la traduction physique de choix technologiques affirmés : d'un côté, la pureté temporelle brute et l'énergie impulsionnelle du R-2R en mode NOS ; de l'autre, la polyvalence et la gestion harmonique d'un étage Delta-Sigma hautement travaillé par des algorithmes de filtrage numérique. Deux visions de la perfection, qui s'apprécient sur la durée.
Cependant, ce travail met en lumière une vérité essentielle : à ce niveau d'excellence, les variations se jouent à la marge des signaux. Cela démontre qu'au lieu de céder au changement compulsif de matériel — l’optimisation des câbles, même les plus exclusifs, n'étant qu’un peigne fin en toute fin de course — dans une pièce à l'acoustique perfectible, il est infiniment plus efficace et rationnel d'investir ses efforts et ses ressources dans un traitement acoustique passif de qualité. L'impact sur le résultat final sera structurellement supérieur, beaucoup plus mesurable et immédiatement audible.
En champ proche et dans un petit volume, le coût de ce traitement acoustique reste très inférieur à l'investissement que demanderait une grande salle. Il y a donc là des arbitrages propres à chacun, que l'on doit idéalement faire en toute connaissance de cause.
La prochaine étape sera purement acoustique. Maintenant que j'ai validé le fonctionnement de mes parois, j'ai pu passer les commandes de l'ensemble des matériaux nécessaires et je suis actuellement en attente de leur livraison. Une fois installés, je reviendrai vers vous avec les relevés REW intermédiaires pour observer l'évolution du comportement sous les 200 Hz.
Cordialement,
Bonjour à tous,
Pour faire suite à mon message où je vous partageais mes impressions subjectives entre le Ferrum Wandla et le LAiV µDAC, j'ai décidé de pousser l'analyse un cran plus loin.
Préambule et réserves méthodologiques importantes :
Avant de vous livrer les résultats de mes observations, je tiens à émettre trois réserves essentielles afin que ce travail soit interprété avec toute la tempérance nécessaire :
- Une mesure contextualisée à mon usage (et non une mesure directe de DAC) :
Les captures d'écran qui suivent ont été réalisées en sortie de mon préamplificateur Ferrum OOR et non directement aux bornes de sortie des DAC. Ce protocole ne prétend donc pas à une métrologie factuelle et isolée des convertisseurs bruts ; il s'agit d'une analyse qui correspond strictement aux besoins spécifiques de mon écoute, au sein de l'architecture complète de ma chaîne.
- La richesse évolutive du Ferrum Wandla :
Ce DAC, articulé autour de son module ARM SERCE, n'est en rien figé dans le temps. Actuellement configuré en version GoldenSound Edition II, il dispose d'une multitude de filtres harmoniques modélisant différentes ampoules applicables de 10 à 200 %, sans compter la diversité des filtres numériques (courts, longs, ESS d'origine) et des effets dédiés aux casques, aux haut-parleurs ou à l'espace sonore. La richesse technologique de cet appareil est telle que mes quelques tests ne sauraient en aucun cas résumer ou figer l'intégralité de ses capacités.
- L'impact déterminant de l'environnement amont :
Le filtrage des lignes d'entrées numériques (USB vs I²S) ainsi que la qualité de l'alimentation électrique (super-condensateurs, blocs iFi Elite ou Ferrum Hypsos) jouent des rôles majeurs sur le comportement final des appareils. C'est précisément la raison pour laquelle je prenais soin de détailler le montage exact et l'infrastructure amont de chaque ligne dans mon message #41 du 26/07/2026 (en page 5). Tout changement de source ou d'alimentation modifierait infailliblement la donne.
J'ai profité d'avoir un enregistreur Zoom H1 XLR sous la main pour capturer la sortie analogique de mon Ferrum OOR. Pour faciliter la lecture des graphiques en limitant le nombre de pistes à l'écran, j'ai choisi d'enregistrer en mono le canal gauche uniquement. La capture a été réalisée en 44.1 kHz / 32 bits à partir d'une piste source nativement en 44.1 kHz, garantissant un alignement strict sans aucune détérioration liée à un rééchantillonnage informatique. L'objectif était de confronter mes ressentis à la réalité factuelle des formes d'ondes sous Audacity, alignées au sample près.
Le verdict des graphiques est pour moi double : il vient tempérer certaines idées reçues que je me faisais sur la visualisation théorique des filtres, tout en mettant en lumière l'impact direct des traitements numériques sur la structure géométrique du signal.
Voici les trois constats factuels issus de cette analyse microscopique :
1. Dans le silence : Les architectures se signent
En début de piste, dans les zones de silence ainsi qu'au moment précis du lancement du morceau, la différence est parfaitement visible à l'écran. Le graphique du Wandla affiche un calme plat absolu (ligne noire rectiligne), tandis que celui du LAiV montre de micro-oscillations constantes. C'est la signature visuelle évidente du match Delta-Sigma (le silence numérique de la puce ESS) contre l'architecture R-2R en mode NOS (le bruit thermique et de quantification résiduel du réseau de résistances discrètes, sans filtre numérique de reconstruction). Le LAiV possède ainsi un bruit de fond résiduel bien visible à ce moment précis, là où le Wandla conserve un silence total.
![[Image: 01.png]](https://i.ibb.co/3mmjcP6w/01.png)
2. Sur les premières notes : L'asymétrie des traitements numériques
Sur la première attaque isolée du morceau, un examen attentif brise un biais de confirmation classique. S'il est impossible d'observer une "ligne droite parfaite" ou un pré-ringing théorique sur un signal musical continu (les lignes coupant l'axe de façon abrupte et quasi perpendiculaire sur les deux appareils), une divergence géométrique majeure apparaît sur les crêtes :
- Sur le Ferrum Wandla (Graphique du bas) :
Le premier pic haut est extrêmement pointu (repère « u » rouge), tandis que le pic bas est plus arrondi (repère « u » rouge inversé). Cette distorsion asymétrique de la sinusoïde n'est pas un défaut : c'est la traduction visuelle directe du Tube Mode (300B à 50%) et du traitement Impact+ (Smooth à 30%) actifs sur cette ligne. Le processeur SERCE modèle l'onde pour injecter des harmoniques paires et adoucir la dynamique.
- Sur le LAiV µDAC (Graphique du haut) :
L'onde conserve une courbure inversée et plus régulière sur ses pics (repères « u » rouges), mais l'analyse des zones de transition (repères horizontaux rouges) révèle que le signal du LAiV apparaît visuellement plus épais et plus texturé, oscillant de manière plus dynamique autour de la ligne noire centrale. En mode NOS, alimenté sous Linux par la carte PCIe Pink Faun I2S (isolation Ian Canada), le signal ne subit aucune projection prédictive ni coloration harmonique logicielle. Le message reste brut, plus dense et fondamentalement ancré dans la vérité de sa topologie physique.
![[Image: 02.png]](https://i.ibb.co/6cnQD8bR/02.png)
3. Quand le message se charge : L'identité structurelle face aux micro-divergences impulsionnelles
C'est le point d'analyse le plus subtil : dès que la musique s'intensifie et se charge en notes, les deux graphiques adoptent une géométrie globale commune. Cependant, un examen microscopique brise l'illusion d'une copie conforme. Si l'on observe attentivement la dernière note du deuxième pic ascendant majeur, la pointe du signal sur le LAiV µDAC monte environ 1,5 fois plus haut par rapport à la ligne centrale que sur le Ferrum Wandla.
Ces micro-détails graphiques existent bel et bien et prouvent que les signaux ne sont pas strictement identiques. Cette divergence ne doit rien au hasard des lecteurs logiciels, puisque les deux DAC ont été enregistrés successivement l'un après l'autre à partir de la même source Strawberry, isolée dans un Slice Systemd dédié sous Linux.
Cette différence de hauteur sur les crêtes complexes est la signature visuelle de leurs technologies respectives :
- Le LAiV, en mode R-2R NOS, livre l'énergie impulsionnelle brute du sample sans aucun lissage, ce qui projette ces pointes maximales à l'écran.
- Le Wandla, par son suréchantillonnage et ses filtres de reconstruction, recalcule mathématiquement la trajectoire, ce qui a pour effet de lisser et de contenir l'amplitude de ces transitoires ultra-rapides.
Bien que ces écarts microscopiques aux limites de la physique soient probablement inaudibles pour l'oreille humaine au milieu d'un flot musical dense, ils démontrent de manière irréfutable que chaque architecture conserve sa propre méthode de reconstruction du signal, même au cœur du message le plus complexe.
![[Image: 03.png]](https://i.ibb.co/tMQxGCKy/03.png)
Conclusion de cette seconde étape :
Ces captures d'écran démontrent qu'à ce niveau d'excellence, les deux DAC atteignent la limite supérieure de la fidélité autorisée par la physique. Les nuances perçues ne relèvent pas d'un manque d'information, mais de choix d'architectures différents (NOS vs Filtrage numérique) qui se traduisent par des micro-textures géométriques sur l'onde, façonnant notre perception psychoacoustique de la musique.
Note :
Ce que cela signifie concrètement (Pourquoi nos yeux et nos oreilles se complètent)
Dire que ces nuances relèvent de la psychoacoustique, ce n'est pas dire que nous « imaginons » des différences fantômes. C'est admettre que l’œil humain sur un écran et le cerveau via nos oreilles n'analysent pas la physique de la même façon, mais finissent par se donner raison mutuellement.
Pour comprendre, reprenons l'image de deux photos en résolution 8K :
- Si on regarde les deux images globalement à l'écran, elles partagent la même scène, les mêmes objets et la même définition de base. Ce n'est pas un copier-coller absolu au pixel près, car l'une des photos possède des contours légèrement plus acérés sur les détails vifs, tandis que l'autre adoucit subtilement ces mêmes transitions. Visuellement, l'écart sur un détail isolé saute aux yeux si on zoom dessus (comme notre pic 1,5x plus haut sur le LIAV).
- Pourtant, si on recule pour regarder l'image dans sa globalité, cette variation locale trop infime pour modifier la structure générale va être traduite par le cerveau sous forme d'atmosphère. Votre cerveau va ressentir une photo comme plus « chaleureuse » et enveloppante (l'effet des harmoniques et du lissage des filtres du Wandla) et l'autre comme plus « chirurgicale », détourée et contrastée (la rigueur temporelle et l'énergie brute du LAiV en mode NOS). La variation macroscopique observée à l'écran est réelle, et elle explique rationnellement notre ressenti auditif.
C'est exactement ce qui se passe ici :
- La part de physique réelle :
Nos oreilles sont des détecteurs temporels d'une sensibilité effrayante, capables de capter des micro-décalages de phase et des variations d'énergie impulsionnelle pour construire la scène sonore. Mes moniteurs PSI Audio A23-M (grâce à l'alignement de phase analogique CPR et l'asservissement AOI) mettent immédiatement en relief la régularité temporelle absolue et le piqué du LAiV (libéré de tout jitter par le cloisonnement des Slices Systemd sous Linux) face à la superbe définition spatiale et le liant du Wandla.
- La part d'amplification cérébrale :
En test comparatif, notre cerveau agit comme une loupe. Une différence géométrique bien visible sur une crête isolée à l'écran (ou une variation de l'ordre de quelques fractions de pourcent sur le signal global) est magnifiée par notre attention sélective, alors qu'au milieu d'un morceau complexe et continu, elle se fond dans le flot artistique global pour devenir une signature subjective globale plutôt qu'un défaut quantifiable.
Le mot de la fin
Il n'y a pas de magie. Le LAiV et le Wandla traduisent le même fichier source, mais ils le reconstruisent selon des lois géométriques distinctes. Les nuances observées à l'écran, puis validées à l'écoute, sont la traduction physique de choix technologiques affirmés : d'un côté, la pureté temporelle brute et l'énergie impulsionnelle du R-2R en mode NOS ; de l'autre, la polyvalence et la gestion harmonique d'un étage Delta-Sigma hautement travaillé par des algorithmes de filtrage numérique. Deux visions de la perfection, qui s'apprécient sur la durée.
Cependant, ce travail met en lumière une vérité essentielle : à ce niveau d'excellence, les variations se jouent à la marge des signaux. Cela démontre qu'au lieu de céder au changement compulsif de matériel — l’optimisation des câbles, même les plus exclusifs, n'étant qu’un peigne fin en toute fin de course — dans une pièce à l'acoustique perfectible, il est infiniment plus efficace et rationnel d'investir ses efforts et ses ressources dans un traitement acoustique passif de qualité. L'impact sur le résultat final sera structurellement supérieur, beaucoup plus mesurable et immédiatement audible.
En champ proche et dans un petit volume, le coût de ce traitement acoustique reste très inférieur à l'investissement que demanderait une grande salle. Il y a donc là des arbitrages propres à chacun, que l'on doit idéalement faire en toute connaissance de cause.
La prochaine étape sera purement acoustique. Maintenant que j'ai validé le fonctionnement de mes parois, j'ai pu passer les commandes de l'ensemble des matériaux nécessaires et je suis actuellement en attente de leur livraison. Une fois installés, je reviendrai vers vous avec les relevés REW intermédiaires pour observer l'évolution du comportement sous les 200 Hz.
Cordialement,
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